F: LES MÈMES, FOLBERT
FOLBERT.—Mon cher amiral, vos invités vous UEN. à réclament.
KERVEGUEN.—Un mot d’abord, s’il vous plait, monsieur de Folbert!
Jgré ta promesse, © FoLserT.—Volontiers, cher amiral. (A part.) 1 Que s'est-il donc passé ici?... Et quel est cet homme ? Son visage ne m'est pas inconnu...
KERVEGUEN.—Cette parure que vous m'avez vendue...
FoLBerr (à part).— Cette parure !.….
[ KERVEGUEN.—Est-ce un joyau de famille ?.… ou bien en avez-vous fait l'acquisition ? FoLBERT (après une légère hésitation). — J'en ai fait l'acquisition.
MAURICE. — Tout récemment ?
FOLBERT (le regardant fixément avec aplomb).
} —Pourquoi cette question ? Et de quel droit m'interrogez-vous ?
MAURICE (d'un accent fiévreux et animé) .— } Parce que cette parure appartenait à ma mère, ét qu'elle a été voiée par l'assassin du banquier. à Duromé !
| cet homme est M
à croissante).—J’v l , et j’en remercie À piré le désir de M s ! Dieu l’a voulu!
mon innocence ! ls nnocence | | douterez plus i que mes juges, es diamants était dm, 7 tte parure... Je
à ma mère !
c'est impossible !
e, s’il les recon-
FoLBERT (pélissant et avec une agitation con- Ma trainte). —Hein ?... Quoi ? L’assass,.. Mais qui Pl: donc êtes-vous, pour supposer ? :
MAURICE. — Qui je suis-je ? L'homme accusé... M
HENRI (bas).—Maurice !.… 4
MauRICE.—Et condamné injustement comme À !
l’auteur de ce double crime ! |
FOLBERT (à part).—Lui !... c’est lui ! ï
MaURICE.—Mais vous m'aiderez, monsieur, à M faire découvrir le vrai coupable... 4
FoLBERT (effrayé).—Moi !... comment ? à
MAURICE.—En nommant celui de qui vous M tenez celte parure...
FouBErT. —N'est-ce que cela?... (Reprenant @ son aplomb.) Assurément, mon garçon, si cela Ni peut te servir, je ne dermanderais pas mieux... mais par malheur, cela m’est impossible.
MAURICE. - Pourquoi ? :
FOLBERT.—Parce que. je ne le connais pas... le J'ai acheté cet écrin à Londres... d’un étranger. #S un Portugais. je crois, dont je ne sais plus même le nom... Ah ça ! mais quelle preuve astu que ces diamants soient les mêmes !.….,
Maurice.—Une preuve irrécusabie... Ce bra-M À celet contient un secret...
FocsErT (efrayé).—Un secret !.…., :
Maurice.—Sous le médaillon, qui s'ouvre...
là se trouve un nom... celui de ma mère, et la M devise de notre famille !.… KERVEGUEN (qui a pris le bracelet et qui l'a l «ouvert sur l'invitation muette de Maurice). Les K voilà... Amélie !... marquise de Rochebrune... M: Dieu seul nous sauve ! (Mouvemert général. — À Maurice, d'une voix émue.) Quoi!... vous à vous appelez...
Maurice.—Maurice de Rochebrune... Et voi-
mn 00 me
une agitation con- à pourquoi je ne voulais pas me nommer.
s$ass. .. Mais qui SPlutôt que d'imprimer une tache au blason de
? Mina famille, je me suis tu, jai courbé la tête...
‘homme accusé... D Henri.—Ah! mon père le croirez-vous en- « core voleur et assassin ?
justement comme M KeRVEGUEN.-—-Mon enfant, cette preuve qui *
Mpeut le rendre innocent à nos yeux, ne suffit pas
c'est lui ! Wdevant la justice !.….
erez, monsieur, à M FoLBERT.—Non, certes... Et en préseuce de ba Want d’autres témoignages.
-omment ? #1 Maurice (avec rage et un délire taujours crois-
lui de qui vous Bfant).—Non, dites-vous ? Mais que faut-il donc Galors 2... Faut-il que Dieu ressuscite ce malheu- 17... (ÆAReprenant Mreux, lâchement assassiné ?.. Oui! ouil à ma 1 garçon, si cela Mvoix, devant les juges, il viendra témoigner de ais pas mieux... Ma vérité... Vous serez là... monsieur le marmpossible. Miquis... vous y serez tous... Dieu seul nous sauve... Oui... c’est ma devise... Viens! Dule connais pas... Mromé, sors de la tombe pour proclamer mon . d’un étranger. Minnocence, et désigner le coupable 1... je ne sais plus KERVEGUEN.— Sa tête s’égare… quelle preuve as- M FoLBErT (à Æerveguen).—Le pauvre diable est
nêmes !.., ou! (Tous les invi és rentrent.)
usable.. Ce bra- Maurice.—Le jour est venu... enfin !... Un Miorçat, moi?... Non... un martyr !... C’est un
th. triomphe qu'on me prépare !... Voyez, ils vien-
n, qui s'ouvre... Bnent en pompe me chercher au bagne... Et ces ma mère, et la Macclamations... ces chants... Pas encore... allez d'abord, allez dire à M. de Kerveguen que ‘acelet et qui la Bje suis innocent... à Henri qui n’a jamais douté » Maurice). Les Mde moil... Ah! tant d'ivresse, tant d'honneur 2 Rochebrune.., Saprès tant de honte, c’est trop... Grâce! jusnet général. — % tice !, ‘» AD Les . (11 tombe évanoui.) Quoif... vous Henri (se précipitan: sur luï).—Ah ! M KERVEGUEN.— Arrête, mon enfant !
brune... Et voi- E
MARCEL (accourant avec d'autres serviteurs).
Ah ! mon Dieu! qu'y a-t-il ?
KERVEGUEN (( Marcel). — Qu'on donne de - Soins à cet homme, (4 part.) Pourquoi don “M. de Folbert a-t-il paru troublé ?,.. J’éclairk cirai cette affaire...
FOLBCRT (4 part).—I! faut que cet homme resl fuu, ou qu'il metre!
RIEAY,
| | - Fai le # Guc Dur, ais Duer
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utres serviteurs).
-Qu’on donne de t.) Pourquoi don ublé?,.. J’éclair.
i que cet homme