‹ Le Portrait du diable, comédie en 1 acte, mêlée de coupletsChapitre 13 sur 16 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

JOUBL1N, LOUISE, cachée , GENE- VIEVE , endormie.

joublin , entrant. Personne dans l'attelier !.. si c’est comme cela que M. Nanteuil travaille, il ne pourra jamais tenir sa parole. . . (Il rcganle.) Dieu ! que c’est gâchis ! que c'est fouillis! que c’est... ( Geneviève ronfle .) Qu'est-cc que j’entends?.. (Il se rvtoume.) Une femme endormie... comme chez elle... Ah! ces peintres sont de fiers mauvais sujets, et celui-ci ne déroge pas...

(Il s’approche.^ Mais, Dieu me pardonne!

c’est... suis-je bien éveillé?., n’est-ce point un rêve?.. Geneviève!.. Il y a là-dessous un mystère!.. (Il la secoue par le bras .) Geneviève! Geneviève!..

GENEVIÈVE , endormie. Qu’est-ce qu’il y a? qu’est-cc qu’il y a?..

joublin. Réveillez-vous , vieille endormie...

GENEVIÈVE , à moitié endormie prend J oublinparla main. Allons, mademoiselle, allons-nous-en ; que monsieur votre père n'eu sache rien.

joublin. Ma fille! en voici bien d'un autre!., malheureuse, regarde-moi!

Geneviève , réveillée. Ah ! c'est le diable...

joublin. C'est un père éperdu... un'mar* guillier confondu... et peut-être un mari...

Parleras-tu ?

genfaièv e. Mousicur, j'étais. .. je suis.., nous étions...

joublin. Vous étiez?..

Geneviève. C’est madame qui m'a recommandé d’avoir toujours les yeux ouverts!..

joubltn. Sur qui?., avec qui es-tu venue ici?., depuis quand y es-tu?., qu'y faisaistu ?..

GENEVIÈVE. Je surveillais..,

joublin. Tu surveillais ! Parle ou je te chasse.

Geneviève. Ah ! monsieur, si je parle , madame me mettra à la porte.

joublin. Et si tu ne parles pas... je te fais conduire chez le commissaire du Châtelet.

Geneviève. Moi, chez un commissaire?., ah! Seigneur!., je m’évanouirais sur son bureau... je n’ai jamais été dans ces infamies-là.

u MAGASIN THÏiraü.

joublin, levant ta canne. La patience m'échappe.

Geneviève. Rctenez-la encore un peu...

une femme d'âge demande des égards...

j’vais parler... je parle...

Am : C'est un sorcier.

Voulant vou» fcire uno siirjifiie,

11 faut tous rdirc, je le dota»

Que madcmoiaclle l.ouiac Apprend b peindre depuis »U moi*.

EU* disait crun* maniée gentille,

C’»*t pour papa que j’travaiUerai,

Je l'peindraip L* drsain'rai,

JTattrap'rai ;

Voyez l’oiuif de votre fille,

Vot' portrait peint d'après son ccexr.

(El/e se trompe et découvre le portrait de Pélisson .) lomiR.

Ah ! quelle horreur î MMvièn.

C'eat une horreur !

Page 1