SCENE XII
Les Mêmes , NAKTEIIL,
nanteuil. D’où vient ce bruit ?.. €iel ï monsieur Joublin !
joiBt.iN . Ah! vous voilà, monsieur!., je découvre de lielles choses ! . .
nanteuil. Il y en a de toutes les couleurs , ici.
JOUBLIN. D’abord, monsieur, je veux que vous me rendiez ma fille.. . je veux mon enfant!..
nanteuil. M Ue Louise?..
JOI BLIN. Elle était ici?
GENEVIEVE. J’avais les yeux sur elle.
joublin. Vous êtes un séducteur... un suborneur... ma fille est ici... cachée.
loi 1 se . Oui, papa.
joublin. Où ça?
LOUISE. Derrière ce tableau. ( Joublin va la chercher. ) Votre voix m'avait effrayée... Maman ne voulait pas que vous apprissiez que je cultive la peinture avant d'avoir pu juger de mes dispositions.
JOUBLIN. Elles sont belles...
NANTEUIL. Oui, monsieur, mademoiselle a du goût , du talent, et dans le portrait qu’elle a fait de vous, vous êtes d une ressemblance...
joublin. A faire peur.
Ai» : Surprise e art ré me. (Groix-d'or.)
C’e*t une offense Que Ton me lait ;
J'aurai vengeance,
D'uni) a reil trait.
B ire .Tut» père,
C'ait fort mal fait,
De tua colère Craignez l'cfict.
iimiui.
f*onr nnc offense Uontirur prendrait La re«emblance De ce portrait.
D'un mot, son père Dsl satisfait,
Et sa colère Est sans effet.
I LOI'ISK.
Pour une offense Mon père prendrait la ressemblance De ce portrait.
D'un mot mon père S'ra satisfait,
Et sa colère S'ra sans effet.
GSftBVlàvi.
Pour une offense Monsieur prendrait, etc.
KANTEUtL. Le quiproquo est charmant !..
En effet , monsieur , si vous ressembliez à ce portrait-là... vous seriez d'une laideur... mais rassurez-vous , vous êtes mieux que cela.
joublin. Je l'espère bien.
NANTEi il ru au portrait de Jouttin et le découvre. Vous voici prêt i parler, à marcher tout seul.
joublin. A la bonne heure , ça ressemble à quelque chose... et c’est l'ouvrage?..
nanteuil , montrant Louise. De mon élève.
joublin. De ma fille !.. V iens m’embrasser, ma Louise, viens!.. (H /'entrasse.) Tu me feras um belle enseigne pour le carnaval... {A Nunteuil.) Et noue tableau, jeune homme?
LOUISE, le découvrant. Le voici, mon père!
joublin. Lui!.. Ou' est-ce je vois?., encore une surprise ! Eli ! mais cet arcliange-ii c'est ma fille, c’est son nez, sa bouche...
Ali ! jeune homme , elle va faire l’admiration de toute la paroisse.
Nantelil. Mais , pour cela , il faut que toute la paroisse monte chez moi.
joublin. Comment;., une fois la dernière main mise à ce tableau... je le paie et je l’enlève.
nanteuil. Je refuse l’argent, et je garde le tableau.
louise. Comment, vousgardex?..
joublin. Je vois ce que c’est... vous voulez vous faire valoir. . . nous surfaisons aussi dans la pâtisserie... je vous en offre trente louis d’or.
Nanteuil. Vous m'offririez dix mille livres!
joublin. Qu’est-ce à dire, monsieur?., savez-vous bien que nous attendons apres..que le tableau doit être exposé dimanche.
LE fUHHill JMJ BUBLS,
tl
que les invitations sont parties, que je serais déshonoré , perdu de réputation parmi mes confrères, si vous manquiez à la parole que vous m’avezdounée, et que je leur ai transmise.
nanteuil. J’en suis au desespoir... mais Saint-Midiel et Satan ne bougeront pas d'ici.
JOUBLIN. Mais que vous faut-il ?.. qu'exigez-vous?.. voulez-vous l’entreprise générale des enseignes de la corporation.
SAVTEi'lt. Trop d'honneur.
LOtts::. Ah ! papa , je sais bien quelque chssc qu’il ne refuserait pas.
joublin. Qu’est-cc que c’est? voyons, dis?
Louise. Est-ce que vous ne devinez pas?
oooooeo o oeo o o e oooQO i iooflOoocoooo ooOT nncconno