‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 111 sur 194 · TIMOR · texte numérisé non relu

TIMOR

Celle île, siluée m roxtréniilé de l'archipel de la Sonde, est partagée, comme on sail, enlrc les Hollandais et les Portugais (traité du 20 avril 1859) : les premiers en occupent 13 km' 380 à l'Ouest, les seconds 18 km' 989 à l'Est '. Avant la dernière guerre de Cuba, il fut un moment question, tant en Espagne qu'au Portugal, d'un troc entre les deux pays : le Portugal eût consenti l'abandon de la partie de Timor qu'il possède, et que l'Espagne, encore maîtresse des Philippines, eût eu toutes facihlés pour exploiter, en échange de l'île de Fernando-Po, si voisine des îles de Sâo-Thomé et du Principe. Mais, à supposer que les deux gouvernements aient jamais envisagé sérieusement ce projet, les événements ne leur permirent pas de le mener à bonne fin.

Timor est peut-être, avec la Guinée, une des plus riches colonies portugaises, si on a égard à ses richesses naturelles; son sol se prèle à toutes les cultures : le café, le cacao, le thé, le riz, le maïs y viennent fort bien ; on y rencontre, à l'état subspontané, le coton et le tabac ; le santal abonde dans ses riches forêts ; l'île possède des mines d'or, de cuivre, de fer et des sources de pétrole. Son climat laisse, sans doute, à désirer, surtout au chef-lieu, Dilly, entouré de marécages. En revanche, la main-d'œuvre indigène y est abondante.

En dépit de tous ces avantages naturels, la situation de

1. La population est évaluée à un peu plus de 300.000 âmes (d'après le missionnaire J. Gomes Ferreira). A Timor est rattaché Itlot de Cambing. situé à 20 kilomètres au Nord, et dont la population est d'environ 2.000 habitants. Depuis 18'JC. Timor forme un district indépendant, au point de vue administratif, de la province de Macao. La garnison comprend 316 lionmies.

Timor — comme aussi celle de la Guinée — est déplorable ; on en aura une idée par la lecture de ses budgets, qui se soldent par des déficits croissants :

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