‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 33 sur 194 · iii · texte numérisé non relu

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En outre, la dette flottante atteignait 8i..ï30.'.i'.to miireis au 30 novembre l'.MO.

Il est intéressant de rappeler les origines et le développement de la dette publique extérieure portugaise.

Elle remonte à 1823, époque à laquelle fut faite rémission à 87 p. 100 d'un emprunt de 1.500 livres sterling à 5 p. 100, dont le service fut garanti par le Brésil, qui venait de faire reconnaître son indépendance.

En 1832, fut contracté Y emprunt Dom Miguel do 1.600.000 livres sterling, o p. 100. A l'heure actuelle, malgré de longues négociations, la liquidation de cette dette n'est pas encore terminée.

Les emprunts dits de la Régence (1831-185 3) ont atteint un montant de 4.700.000 de livres sterling, sur lesquels il reste encore 4 millions de livres sterling à rembourser. Il fut émis ensuite successivement : 1 million de livres sterling 6 p. 100 en 1833; 6 millions de livres sterling 3 p. 100 en 1835; 900.000 livres sterling 3 p. 100 en 1836; 1 million délivres sterling 3 p. 100 en 1837.

En 1841, les intérêts de la Dette extérieure étaient restés en souffrance pendant plus de trois ans ; un décret ordonna la conversion de cette dette augmentée des arrérages, soit au total : 10.400.000 livres sterling. Le taux, fixé d'abord à 2 1/2 p. 100, devait être porté successivement à 3, 4 et 6 p. 100.

Toutefois, en 1845, le gouvernement portugais proposa la conversion de toute la dette en 4 p. 100. Les créanciers qui acceptaient représentaient 6.500.000 livres sterling.

En 1852, le gouvernement décréta une nouvelle conversion obligatoire de toute la dette extérieure en 3 p. 100 au pair. Mais ce décret rencontra la plus vive opposition. Une loi, promulguée en juillet 1856, accorda aux créanciers une bonification de 14 livres sterling 19 shillings 6 deniers en rente

AIakvauu. — Portugal. 6

3 p. iOO, plus trois annuités en espèces par 100 livres sterling de rente 5 p. 100 détenue. Le montant nominal des titres 3 p. 100, émis en vertu du décret de 1852, était de 11. 089. 650 livres sterling.

De 1856 à 1892, le gouvernement émit quatorze emprunts

3 p. 100, s'élevant ensemble à 58.353.300 livres sterling. En 1876, il émit pour 306.400 livres sterling de bons

5 p. 100 ; puis il en émit successivement pour 1.502.000 livres sterling en 1879; pour 5.154.240 livres sterling en 1882; pour 2.871.160 livres sterling en 1886, et pour 2 millions de livres sterling en 1887.

En 1888-1889, il est encore émis pour 17.943.869 livres sterling de Bons 4 1/2 p. 100, et, en 1890, pour 2.513.370 livres sterling de Bons 4 p. 100.

En 1891, un nouvel emprunt de 250 millions de francs, dit emprunt du monopole des Tabacs', est émis en bons

4 1/2 p. 100; puis, en 1896, un nouveau montant de 20 millions de francs est émis également en bons 4 1/2 p. 100.

La chute, en novembre 1890, de la maison Baring (de Londres), qui soutenait tant bien que mal jusque-là les finances du Portugal par des avances continuelles, et la baisse du change brésilien précipitèrent en 1891 la crise monétaire portugaise et la failUte du Trésor "^ Le gouvernement tenta inutilement de contracter un nouvel emprunt, pour éviter la banqueroute.

La loi dite de « Salut public » du 26 février 1892 réduisit à 70 p. 100 rintérèt nominal de la dette intérieure. Puis ce fut le tour de l'extérieure : le 13 juin de la même année, un décret réduisit arbitrairement — comme nous l'avons vu — l'intérêt nominal de cette dette à 33 1/3 p. 100 en or. Mais en

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