LE SOUS-SOL
tonnes de minerai. Elles appartiennent à la maison Schneider du Greusot, Elles sont desservies par les chemins de fer du Douro et de Pocinho à Miranda ; mais l'exploitation de ces mines n'a pas encore commencé.
Le sous-sol portugais est, semble-t-il, assez pauvre en combustible. On trouve, cependant, quelques gisements carbonifères à Leiria — qui s'étendent de Porto de Moz à Soure et occupent une superficie de 20.000 hectares ' — ; un peu plus au nord, ceux de Cabo Mondeg'o, à 7 kilomètres du port de Figueira da Foz, qui fournissent de la houille de bonne qualité; enfin, à 10 kilomètres au nord de Porto, court une bande carbonifère dite de S. Pedro da Cova, qui s'étend de S. Pedro do Pardigo à S. Lourenço d'Asmes, à quelques kilomètres au sud du Douro, et qui renferme, paraît-il, du combustible do viiieur. Ce gisement, exploité dès i790, produirait de 5 à 6.000 tonnes par an de charbon, qui sert à la consommation domestique de la ville de Porto. Dernièrement s'est constituée en Angleterre une compagnie [the Anglo-Por~ tugiiese Colleries C°L'^), au capital de 130.000 livres sterling, pour l'exploitation de l'anthracite et de la houille des principales concessions de S. Pedro da Cova.
\. Selon le géologue Carlos Ribeiro, la mine de charbon de Valverde et de Cabeça do Veado, dans les concelhos de Alcanede et de Porto de Moz, peut alimenter une exploitation de 60 tonnes par jour, pendant trente ans. Ce gisement ne contiendrait pas moins de 1.200.000 mètres cubes de combustible, mais 540.000 tonnes seulement pourraient être exploitées avantageusement, en réunissant la mine au ïage par une voie ferrée de \h kilomètres, suivie d'un canal de 18 kilomètres, longeant la rivière de Alcobertos jusqu'à Bocca das Très Vallas.
Selon le môme géologue, dans les mines du district de Leiria, rien que dans la partie visible des affleurements, de Fonte do Oleiro aux Filippes, doivent exister non moins de 25 raillions de mètres cubes de combustible. En prenant, par suite, la moitié do ce volume et en faisant une extraction de ÎOO tonnes par jour, le gisement aurait une durée de cinq cent vingtcinq ans. « C'est là déjà une espérance d'une réelle valeur, qui gagnerait beaucoup au succès probable de l'exploitation des mines du Nord et de Cabo Mondego, d'où peuvent sortir annuellement des quantités beaucoup plus grandes de combustible. » (A. Pereira de Mattos. .4 Marinha de Commercio, 1901).
Cette dernière bande couvre elle-même une autre bande de quartz, de 10 kilomètres de large et de 60 de long, où l'on trouve de Vantimoine et de l'or. Ce dernier était exploité déjà du temps des Romains. Les mines les plus importantes actuellement exploitées sont celles de Fisga et des Banjas (Gondomar) . L'or se rencontre aussi dans les mines de pyrite de Serra da Caveira, dans les filons de cuivre de la région de Barancos, dans les filons du quartz de Rosmaninhal et de Ribeiro de Ocreza, dans la Beira-Baixa, dans les sables et les terres des vallées du Zezere, de l'Erge, du Tage, dans l^s torrents qui descendent de la Serra da Estrella.
Dans la région du Douro, à quelques kilomètres de Porto, on trouve aussi des gisements de plomb, qui se prolongent, au sud, jusqu'à Aveiro. Mais le travail dans toutes ces mines est arrêté, sauf dans celle du Braçal (Aveiro), où il est d'ailleurs peu intense. C'est que les prix du plomb ne sont pas assez rémunérateurs pour compenser les frais de l'extraction à plus de 300 mètres de profondeur et les prix élevés du transport. On peut en dire autant des minerais de zinc. L'argent apparaît, mêlé au plomb, dans les mines d'Adorigo et de Braçal et à l'état pur dans celle de Varzea de Trevoês, mais en quantités si minimes qu'on peut le considérer comme une simple curiosité minéralogique.
h'étain se présente dans les districts de Gastello Branco, Vizeu, Aveiro, Porto et Bragance. Les régions, où les exploitations sont les plus anciennes et encore aujourd'hui les plus abondantes, sont celles de Tras-os-Montes, de Marâo, et de Beira Alta.
Le wolfram existe surtout dans les districts de Gastello Branco, de Coïmbra, de 'Viseu, de Guarda, de Bragance et de Villa Real. Les mines les plus importantes sont celles de Panasqueira et de Cabeço de Piâo, dans le concelho de Covilhà (production en 190G : 331 tonnes), de Borralha, dans