‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 58 sur 194 · Évaluation · texte numérisé non relu

Évaluation

2. D'nprès J. de Oliveira Simoes dans Notas sobre Portugal, t. I, p. 373.

Marv.\l'D. — Portugal.

La pêche maritime et fluviale constitue une des branches les plus prospères de l'activité portugaise. On estime ù 58.000 individus des deux sexes environ les personnes vivant directement ou indirectement de l'extraction des produits de la mer et des fleuves. Mais dans ce chiffre sont compris les travailleurs employés dans l'industrie des conserves, que nous avons déjà mentionnés. Le nombre des pêcheurs proprement dits était évalué en 1905 à 15.190, et la valeur de la pêche maritime à 5.418 contos. La même année, le Portugal exportait pour 2.202 contos de produits de la pêche, dont 1.493 représentant des conserves de sardines et se répartissanl ainsi, d'après l'importance des pays importateurs : Angleterre, 528 ; Allemagne, 247 ; France, 201 ; Belgique, 114; Brésil, 100.

L'industrie de la pêche est une des plus anciennes du Portugal. Dès les premiers temps de la monarchie, elle était déj ci florissante; mais elle soutïrit, dans la suite, bien des vicissitudes. En 1500, un Portugais, Gaspar Corte Real, découvrit l^Qvve-'SenyQ [Terra Nova) , et c'est de celte époque que date la consommation delà morue au Portugal; dans les connnencements du xvi* siècle fut fondé le Gap Breton [Cabo Breldo), qui devint le centre des pêcheries portugaises, tandis que Vianna do Gaslello, d'où étaient partis pour la plupart les premiers colons, constitua le centre du commerce de la morue dans le royaume. Dans le coui-ant du xvi* siècle également, plus (le cent caravelles partaient chaque année des ports du Nord pour cette fameuse pêche, jusqu'au jour où les Portugais furent concurrencés par les Anglais.

Habituée à la consumnuilion d'un prtiduil (ju'elle fui la

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