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Villes (ciiiades) et cliel's-lieux de concelhos

V. En comparant la population de Porto, la moyenne de ce groupe s'élève à IW.l habitants par kilomètre carré.

i. En comprenant la population do Lisbonne, la moyenne do ce groupe s'élève à ."iS habitants par Kilomètre carré.

du Nord constraste avec sa pulvérisation dans les vastes latifundia du Midi. Le tableau est le même que celui que nous offre l'Espagne, où le Galice s'oppose de la même façon à l'Andalousie * : ce qui semble bien démontrer que, dans Tun et l'autre pays, les causes de ces différences si tranchées senties mêmes et .doivent être cherchées dans les conditions naturelles des contrées envisagées, qui ont nécessairement leur contre-coup sur la fertilité plus ou moins grande du sol et partant sur la densité de la population.

Les régions les plus peuplées — celles du Nord — sont celles aussi où l'émigration est la plus intense.

Dans la zone la plus populeuse, le nombre des émigrants varie entre 5 et 10 par 1000 habitants. Au contraire, dans les districts de Castello Branco, Portalègre, Evora, Beja et Faco, d'une faible densité de population, l'émigration est insignifiante.

Pourtant, la législation a sa part de responsabilité dans cet état de choses. La division obligatoire du sol en parcelles par le régime successoral a déterminé une véritable pulvérisation du sol dans les régions du Nord, qu'ont encore aggravé les procédés déplorables d'une petite agriculture routinière et les difficultés résultant pour le travail des enclavements forcés dans un pays où la propriété rurale est si divisée. La conséquence en est que le petit propriétaire y est vite réduit à la condition de travailleur indigent.

D'un autre côté, la loi ne favorise pas la division de la propriété là où elle est possible et utile. La culture extensive en céréales, à l'abri du régime artificiel que nous avons vu, a déterminé la constitution de grands domaines et l'élévation exagérée de la rente du sol. En dépit des dispositions du Code civil relatives aux successions, encore aggravées par la

\. Voir noire ouvrag<- la Quettion sociale en Espagne (Alcan, 1^10), p. 135 et suiv.

loi du 18 mai 1880, cette tendance à ragglomération de la grande propriété dans le Sud s'est encore accentuée, sans qu'on puisse signaler, à côté, la coexistence de la moyenne et de la petite propriété dans des conditions adéquates à un bon régime économique * .

On comprend donc, dans les deux cas, la nécessité d'une réforme de la législation agraire.

Diverses mesures ont été préconisées en vue de permettre la concentration des petites parcelles dispersées, la régularisation des terrains enclavés, la constitution des biens de famille, l'inaliénabilité de la petite propriété rurale, le rétablissement de la sous-empliytéose, etc. ; plusieurs de ces réformes ont même fait déjà Fobjet de divers projets de loi, qui n'ont jamais pu, il est vrai, sortir des limbes parlementaires. Dans le Midi, le problème est plus délicat : s'il convient de mettre un terme au régime de faveur qui a conduit à la culture exclusive et puissante des céréales, au détriment de l'élevage, il apparaît comme bien difficile, par de simples mesures étatistes, d'encourager la moyenne et la petite culture et de triompher de l'absentéisme des grands seigneurs fonciers. Nous avons déjà indiqué le rôle qui incombe, de ce chef, à ces derniers : puissent-ils d'eux-mêmes le comprendre ^ !

1. Le morcellement excessif est surtout caractéristique dans la province du Minho, où l'on trouve des milliers de propriétés qui, en raison de leur faible étendue, paient à peine 5 reis de contribution foncière, et plus de 20.000 ne sont pas même inscrites sur les rôles de contributions, parce que leur rendement total est inférieur à 100 reis par an. La division de la propriété est souvent excessive aussi — bien qu'à un moindre degré — dans les provinces de Beira Alla, du Douro et de Tràs-os-Montcs.

Au contraire, la grande propriété prévaut dans l'Alemtejo, Beira Baixa, et l'Extrémadure. On trouve dans ces provinces des domaines dispersés qui mesurent plus de 30.000 hectares. Gomme propriété unie, la plus grande passe pour être celle de Monte Real ou do Yidigal, près de Vendas Novas, qui mesure environ 9.900 hectares.

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