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Voir Poinsard, loc. cit., II, p

2. L'exécution des routes projetées au compte de l'Etal doit porter le réseau à 20.862 kilomètres.

Construites. En coustruction. Etudiées. A l'étude. Total.

Routes royales ... 6.038 399 867 389 7.905

— de district. . 5.180 1.019 2.846 1.803 10.848

— de service. . 516 549 516 528 2.109

(D'après Joào da Costa Coiiraça dans ^otas sobre Portugal, t. I. p. 778 et suiv.)

3. C'est ainsi que pour la Compagnie des chemins de fer portugais (ancienne Compagnie royale), les recettes se sont élevées à 6.28:2 contos

Marvaud. — Portugal. 12

178 LF. PORTUGAL ECONOMIQUE

dant que le réseau actuel soit suffisant, eu égard à la superficie territoriale du Portugal. Les 3.323 kilomètres en exploitation ou en construction ne représentent pas plus de 3 km. par myriamètre carré de territoire et de 0 km. 664 par 1.000 habitants. Il n'y a guère en Europe que la Russie et la péninsule des Balkans, qui offrent une aussi faible proportion (elle est de 23 kilomètres en Belgique, de 9 kilomètres en France). On ne compte guère plus de 223 kilomètres à double voie ; Lisbonne et Porto ne sont encore reliés que par une seule ligne'.

(près de 33 millions de francs) en 1910, en augmentation de près de 296 contos sur l'année antérieure, d. Lignes en e.xploitation le 31 déri'inbn' 1907 :

A. voie large : Compagnie royale. 1.171 kilomèlres ; Compagnie de Beira Alla, 253 kilomètres ; Etat, 964 kilomètres (dont sud et sud-est : 6-21 kilomètres ; Minho et Douro, 343 kilomèlres). Total : 2.388 kilomètres.

A voie étroite : Compagnie nationale, 184 kilomètres ; Compagnie de Guimaraès, 56 kilomètres : Compagnie de Porto à Povoa et Famalicào, 64 kilomètres ; Etat, 61 kilomètres. Total : 365 kilomètres.

Etaient, à la même époque, à l'état de construction déjà avancée 87 kilomètres à voie large et 61 kilomèlres à voie étroite par l'Etat, et 101 kilomètres à voie large et 321 kilomètres à voie étroite par les compagnies : ce qui doit élever le réseau ferré à 2.576 kilomètres à voie large et 746 à voie étroite. Au total : 3.323 kilomètres.

Etaient à l'état d'étude pour être construits au compte de l'Etat près de 390 kilomètres à voie large et 320 à voie étroite. On comptait, à l'étude et déjà classés, 500 kilomètres à voie large et 690 à voie étroite.

Le compte d'établissement des lignes de l'Etat était, le 30 juin 1907, de 40.000 contos environ. Les avances pour garantie d'intérèl atteignaient, en 1906, 729 contos de reis, ce qui portait le total depuis l'origine à 13.800 et à 12.800 contos les subsides kilométriques aux lignes du nord et est et de Beira Alla.

(D'après J. Fernando de Souza, dans Notas sobre Portugal, t. I, p. 761 et suiv.)

Selon la dernière statistique, la longueur des voies ferrées en e.xploitation serait de 2.830 kilomètres, dont 1.080 kilomètres appartenant à l'Etat.

Le nombre des bureaux de poste était, à la fin de 1908, de 3.682; le mouvement total de la correspondance pendant cette môme année a été de : 84.099.000 lettres, journaux, etc. pour le service intérieur, et de 22.711.000 pour le service étranger et colonial. Le nombre des bureaux télégraphiques était de 516 fin 1907 : il y avait à la môme date de 9.430 kilomètres de lignes et 21.400 kilomètres de fils. Le nombre de télégrammes échangés a été, en 1907, de 4.074.030.

Les efforts faits par les pouvoirs publics, à diverses époques, pour développer V instruction, depuis 1835 — c'està-dire depuis que celle-ci n'est plus abandonnée au clergé — n'ont jamais été réguliers ni constants ' ; et Tinitiative privée n'a pas fait grand'chose pour pallier cette insuffisance.

Ceci explique que le nombre des illettrés au Portugal atteigne, comme nous l'avons vu, l'énorme proportion de 60 à 70 p. 100 -.

Les dépenses de l'instruction publique, inscrites au dernier budget, n'atteignaient pas 2.859 contos de reis : alors que la Suisse, avec une population bien inférieure, dépense près de quatre fois plus,

A la fin de 1908, il n'y avait pas plus au Portugal (y compris les îles adjacentes) de 5.304 écoles primaires officielles, dont 2.000 environ de filles. Près de 200 communes rurales [fregiiezias) n'ont pas d'école, bien que l'enseignement primaire soit obligatoire en vertu d'une loi du 2 mai 1878. L'installation de la plupart des écoles existantes est déplorable. Les professeurs sont payés misérablement".

En 1900, l'État concourait aux dépenses de l'enseignement primaire pour 250 contos et les communes pour 1.063 contos environ, mais l'Etat s'en réservait l'administration.

i. Voir Bernardino Machado, 0 Ensino (1899), p. 11, et suiv., Alves dos Santos, 0 ensino primario em Portugal dans Notas sobre Portugal, t. I, p. 485 et suiv., Cameiro de Moura, A insti~ucçao educativa e a organizaçao gérai do Estado (Lisbonne, 190'.i). ,

2. Elle serait même de 78,6 p. 100, si l'on ne faisait étal que de la dernière statistique de recensement (1900). Mais les chiffres recueillis par le service de l'émigralion, de 1903-1909, donnent le chiffre moindre, mais encore très considérable de 58,4 p. 100.

3. Voirie rapport cité de YAssociaçao commercial de Lisboa, 1909, p. 69 et suiv.

De Taveu des Portugais, il conviendrait que le nombre des écoles fût triplé et que les dépenses de TEtat inscrites au budget de l'enseignement primaire fussent au moins sextuplées.

U ejueignement secondaire public est donné dans les lycées : il existe des lycées « centraux » à Lisbonne (2), Coimbra, Porto (2), Braga, Evora et Vizeu. Il y a des lycées « nationaux » dans les autres capitales de district et à Lamego et à Guimarâes. Il existe également des écoles municipales secondaires à Amarante, Setubal, Chaves, Povoa de Varzim, Ponte do Lima, Cabeceiras de Basto, Moncorvo et Valença do Minho; ainsi qu'un lycée féminin [Lyceu Maria Pia] à Lisbonne depuis 1906. L'enseignement secondaire figurait au budget de 1907-08 pour 354 contos environ. Le nombre des élèves immatriculés la même année dans tous les lycées et écoles municipales secondaires était de 6.497 '.

\J enseignement supérieur est donné à l'Université de Coimbra. dans les Écoles polytechniques, les Instituts industriels et commerciaux, Tlnstitut agronomique et vétérinaire, le Cours supérieur des Lettres^, l'Ecole militaire, l'Ecole navale, etc.

Les vices essentiels de ces deux ordres d'enseignement consistent dans l'étendue excessive des programmes et dans le manque de caractère pratique des études.

Renseignement élémentaire industriel et commercial est réparti entre 18 écoles industrielles, 9 écoles de dessin industriel et 4 écoles préparatoires (2 pour l'industrie et 2 pour le commerce), qui préparent aux cours prof«'sssés et aux Insli-

1. Voir .lofié Maria Rodrigiies, A instnicçAo secundaria em Portugal dans Sotas sobre Porluyal, t. 1, p. 521 et siiiv.

t. Adolpho Coelho, O curso superior île letras e os cursos de habililnrâo para o magisterio secundario {ibid.. p. 536 et siiiv.). Sur l'enseignement médical, voir l'article de M. Rolio Moraes, dans le nu'^mc recueil, p. 349 et siiiv.

luts industriels et commerciaux de Lisbonne et de Porto. Le personnel scolaire de toutes ces écoles ne dépassait pas 8.000 en 1908. Il n'y a guère, d'ailleurs, que l'école du Marquis de Pombal à Lisbonne, qui réponde véritablement au but de cet enseignements

Quant à Y emeignement élémentaire agricole, il est donné principalement à l'école de Santarem [escola de régentes agricolas) et à l'École nationale d'agriculture de Coimbra, oh il existe également des cours destinés aux ouvriers agricoles. Mais, dans ces écoles, l'enseignement pratique souffre des mêmes défauts que tout l'enseignement national.

En résumé, si l'instruction publique a fait depuis vingt ans au Portugal des progrès incontestables, il s'en faut qu'elle soit ce qu'elle devrait être. La réforme la plus urgente dans ce pays est, à vrai dire, une œuvre <X éducation, et si celle-ci, comme on l'a dit-, est surtout une « formation familiale », l'école en constitue le complément indispensable. L'Etat ne pourra remplir utilement le rôle qu'on attend de lui à cet égard qu'en se transformant lui-même : ce ne saurait être, en dernière analyse, que l'œuvre d'une élite, qui se sera pénétré, à l'exemple de l'étranger, des besoins de son pays et qui réussira à exercer son influence sur la puissance publique \

1. Voir C. A. Marques Leitào. Emino induslrial e commercial, dans A'otas sobre Portugal, t. I, p. 569 et suiv. Sur l'enseignement des arts plastiques, voir D. José Pessanha, dans le même recueil, p. o8o et suiv.

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