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ses de ces doux importantes questions. C'est ainsi qu'une loi du 9 mai 1901, relative à la concession de terrains inoccupés dans l'archipel, impose aux concessionnaires robligation de planter annuellement dix arbres par hectare; une autre disposition a frappé d'un impôt prohibitif les chèvres et animaux considérés comme nuisibles à l'agriculture.
Mais ces mesures se sont heurtées à l'indifférence et même à l'hostilité des indigènes, et il ne paraît pas que, de son côté, le gouvernement ait tenu fermement la main à leur exécution. Elles ne répondent point, d'ailleurs, à un plan d'ensemble bien étudié et poursuivi avec méthode.
On en peut dire autant des décrets visant l'établissement de voies de communication, qui font tant défaut dans la plupart de ces îles.
Tout cela suffit à expliquer le mal quasi endémique, dont souffre l'archipel. Les budgets, en dépit des recettes importantes fournies par les contributions diverses et aussi par les douanes, ne parviennent que difficilement à des excédents, étant donné les dépenses extraordinaires considérables que nécessitent les crises de famine ' .
On comprend aussi, pour les mêmes raisons, que la population des îles du Cap Vert n'augmente que lentement. Elle était de 141. 9lo individus en 1896 (dont 65.883 hommes et 76.082 femmes). En 1900, on l'évaluait à 147.424 individus. Le chiffre d'émigrants, en 1901 et 1902, s'est élevé respectivement à 333 et 451 mdividus, la plupart à destination des Etats-Unis d'Amérique.
Dépenses 420.079.786 reis. 414.077.786 reis.
Recettes 4(j5.l8i.70.T — 437.779.000 —
Excédents prévus 45. 101 .919 reis. 23.699.214 reis.
Dépenses eitraordinaires. 51.373.000 — 17.373.000 —
Soldes — 6.278.081 reis. -f 6.326.214 reis.
Les cultures les plus répandues sont celles-là mêmes qui constituent la base de Talimentation indigène : le mil, les haricots, les pommes de terre, les courges, le manioc.
Les principaux produits d'exportation sont les pignons d'Inde [purgueïrà) et le café, réputé à juste titre ; les envois de ces deux articles ont atteint, en 1903, respectivement 260 et 65 contos de reis\
Parmi les autres articles d'exportation, il faut citer : les peaux et cuirs (132 contos en 1890, 460 contos en 1905), l'alcool, l'huile de palme et aussi le sel, dont l'exportation a passé de 3 millions délivres en 1890 à 38 millions en 1903. Le sel est produit dans les îles do Sal, de Maio et de Boa- Vista. Cette industrie, autrefois florissante, a beaucoup souffert de la réforme douanière effectuée au Brésil, en 1890, qui lui a fermé complètement ce pays, son principal débouché. Mais différentes mesures prises, en 1902 et 1903, par le gouvernement portugais, ont réussi à lui rendre un peu de vie. En même temps, de nouvelles entreprises — principalement françaises — ont été créées dans l'île do Sal, pour préparer ce produit avec des procédés plus modernes.
L'industrie du corail est en pleine décadence.
On aura une idée du mouvement commercial de l'archipel par les chiffres suivants, empruntés aux statistiques officielles (en contos do reis) :
1. Le pignon donne des grains de meilleure qualité qu'en Amérique; en présence du développement de la fabrication des savons et des huiles et de l'emploi des tourteaux dans l'agriculture européenne, sa culture peut devenir rémunératrice. Aussi l'exportation des pignons est-elle en augmentation constante. Au contraire, l'exportation du café — dont la culture, introduite en 1790 à SAo Nicolau. s'est répandue de \k principalement à Santo AntAo, Saô-Thiago et Fogo — est stalionnairo de[)uis une quinzaine d'années, et bien inférieure à ce qu'elle était entre 189:i et 1S97.
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