Revue Occidentale, 1836, ii
m. LE POSITIVISME ORTHODOXE A l'ÉTRANGER 157
pratiqué par tous les nobles cœurs »*. Il traite formellement de « pures utopies » bon nombre des idées émises par Aug. Comte sur la future organisation de la société^.
L'influence de Fr. Harrison n'a pas peu contribué à introduire le positivisme orthodoxe du groupe français dans une voie plus libérale. Laffitte lui-même, que ses partisans proclamaient autrefois un modèle de parfaite orthodoxie, signalait plus tard, avec complaisance , dans sa Revue, les théories libérales de Fr. Harrison. Récemment encore, il s'élevait avec force contre ces positivistes qui, à l'exemple de Robinet, de Lemos et d'Auditfrent, veulent attribuer à Aug. Comte une sorte d'infaillibilité absolue. Par une conception si libérale du culte de l'Humanité, Harrison supprima naturellement toute différence sensible avec les autres systèmes positivistes.
Harrison a collaboré avec succès à diverses grandes Revues anglaises [WesiininsterRevieWr Fornightly Review, Nineteenth Century, etc.). Herbert Spencer loue lui-même, dans son principal adversaire, le « brillant du style » ^. Harrison a également joué, dans la vie publique, un rôle qui nest pas sans importance. En 1867- 1869 il est membre de la Commission royale pour les ïrades-unions ; en 1869-70, secrétaire à la
i. Nineteenlh Ccntury, septembre 1884, p. 369.