Circulaire (1881), p
m. LE POSITIVISME ORTHODOXE A l'ÉTBANGER 165
comparablement plus élevés et par une conception bien autrement noble du devoir, qu'à l'époque où j'appartenais à la confession évangélique » *. Sa morale et sa religion reposejit entièrement sur l'altruisme d'Aug. Comte. Chez M" de Staël, dit Em. Montégut, la nature féminine se révélait dans l'enthousiasme ; chez George Sand, dans les passions ; chez G. Eliot, elle se révèle dans la sympathie '-. Pour elle l'idéal moral veut que chaque cœur batte à l'unisson du cœur de Ihumanité, qu'il s'intéresse vivement à tout ce qui est humain, et qu'il soit libre de tout égoïsme. A ses yeux, toutes les fautes, excepté le manque d'amour et de charité, ne sont que des faiblesses pardonnables ^. Elle convient que l'optimisme est peut-être une illusion ; mais elle admet le « méliorisme » et déclare que, même sous le rapport moral, l'humanité est en voie de progrès. On trouve même chez elle quelque chose qui ressemble à la science comparée des religions. Elle aurait voulu révéler et mettre, pour ainsi dire, à nu le divin incarné dans l'esprit humain et composer ainsi une histoire naturelle de l'àme *, pour qu'on apprit à se mieux connaître réciproquement. 11 n'y aura, dit-elle, ni ciel nouveau, ni terre nouvelle, ni aucune autre merveille du royaume millénaire. Mais l'homme lui-même a