‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 108 sur 342 · Em. Montégut, 1. c, pp. 90, .308, 34o · texte numérisé non relu

Em. Montégut, 1. c, pp. 90, .308, 34o

164 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a, COMTE

aux pierres du chemin. Voilà pourquoi ce livre demeure, dans tous les âges, la chronique toujours nouvelle des besoins et des consolations de l'humanité : la voix d'un frère qui jadis, — peutêtre dans un cloître, sous l'habit du moine, la tôte rasée, au milieu des longues psalmodies et des jeûnes continuels, dans un langage bien différent du nôtre — mais sous les mêmes cieux, en butte aux mêmes passions, aux mêmes luttes, aux mêmes difficultés, a senti, a souffert et s'est renoncé » *.

L'année même de son mariage (1880), G. Eliot mourut à Londres (19 décembre) à la suite d'une douloureuse maladie.

A l'occasion de cette mort, Laffitte écrit : « Il est certain, de l'avis des meilleurs juges, qu'elle (G. Eliot) est demeurée le peintre le plus fidèle des côtés poétiques et subjectifs du positivisme... Du reste la participation de M™^ Cross au subside positiviste établit nettement son degré d'adhésion ))^.

Opinions de G. Eliot. — G. Eliot n'opposait autre chose au christianisme que l'insuffisance de ses preuves. Dans ses œuvres littéraires, elle se plaît à développer cette pensée, que les consolations de la philosophie sont supérieures à celles de la religion. « Je le déclare maintenant et une fois pour toutes», écrivait-elle un jour (1847): « aujourd'hui, je suis guidée par des motifs in-

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