Ibid., 1890, i
192 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a. COMTE
de la circonstance pour attaquer vivement cet Institut. Pour en démontrer le danger, ils rappelèrent que Nystrom, dans son Histoire de la civilisation, appelle la réforme de Luther une « simple révolution ecclésiastique, d'un caractère plus politique encore que religieux »; qu'il voit dans Luther lui-même un « homme grossier et brutal » « qu'on ne peut, sous aucun rapport, comparer aux grands hommes de l'Eglise catholique ». — Le résultat provisoire du débat l'ut que, sur la proposition du ministre des cultes, les deux Chambres réunies décidèrent qu'une enquête serait faite sur les agissements de Nystrom. Mais les libéraux se déclarèrent ouvertement pour lui dans leurs journaux ^
Sur le terrain social, rs'ystrom, si radical dans ses opinions religieuses, est, suivant la vraie politique positive, l'adversaire déclaré de l'anarchie. C'est ainsi que, dans l'hiver 1881-82, il combattit avec un grand succès un des chefs du parti démocrate-social -.
Parmi les manifestations politiques les plus récentes de Nystrom, nous signalerons le Discours prononcé devant 1' « Association nationale républicaine », présidée par J. Ferry, à l'occasion de la fête de la Révolution (1889) : il y exprime les sympathies de la Suède pour la France républicaine^. Rappelons aussi son Adresse aux mem-