‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 143 sur 342 · Revue occidentale, 1891, i · texte numérisé non relu

Revue occidentale, 1891, i

m. — LE POSITIVISME ORTHODOXE A l'ÉTRANGER 221

que, dans la philosophie de Comte, il avait trouvé une nouvelle Mecque religieuse. « L'ouvrage de M. le D"" Robinet », disait-il entre autres choses, « fut ma première révélation du génie d'Aug. Comte. Plus tard, lorsque j'ai mieux connu le positivisme, j'ai cru que l'Europe tout entière devait s'illuminer des rayons de cette philosophie, et je fus singulièrement attristé de voir l'Orient encore attardé à des croyances mortes et stériles » etc.*.

Le positivisme a également pénétré en Russie. Citons l'exemple d'un ancien officier russe, Guill. Frey. Une carrière brillante s'ouvrait devant lui; mais il déserta, parce qu'il lui répugnait de verser le sang. En Amérique, il se décida, sur les instances d'un nommé Henderson, directeur dir Positivist Thinker à lova, à embrasser la religion . de l'Humanité. Il chercha à convertir d'autres Russes à la religion nouvelle, se fit végétarien et pratiqua la plus sévère abstinence. Il retourna plusieurs fois à Saint-Pétersbourg afin d'y propager le positivisme ; mais les difficultés qu'il y rencontra, le déterminèrent à se fixer à Londres. En 1888, il voulait, quoique déjà malade, partir pour la Russie méridionale où l'on désirait connaître la nouvelle doctrine ; mais la mort l'arrêta 2.

Enfin, rappelons une phrase d'Emile Antoine, « Ce serait », dit-il, « un document bien intéres-

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