‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 144 sur 342 · Ibid., 1889, i, 193 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid., 1889, i, 193 et suiv

222 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a. COMTE

sant que la liste des auditeurs des Cours de M. P. Laffitte : français, anglais, espagnols, hollandais, suédois, hongrois, grecs, américains du nord et du sud, musulmans et japonais ; on verrait par là combien d'esprits éminents sont venus s'inspirer d'un penseur qui, pour la presse, n'existait pas »*.

93. — Conclusion: Songe et réalité. — Auguste Comte croyait vivre assez pour consacrer en personne, en sa qualité de grand-prôtre de l'Humanité, le Panthéon qu'il réclamait pour le culte positiviste ~. Cette espérance ne s'est pas réalisée. A son tour, P. Laffitte annonçait qu'un jour viendrait, où, dans Notre-Dame, il exercerait solennellement ses fonctions sacerdotales en présence de ses fidèles 3. Aujourd'hui cette prophétie ne saurait être prise au sérieux par aucun des positivistes. Ils continuent cependant à se bercer de l'espoir certain que bientôt leur doctrine dominera le monde^, tout en admettant que, pour cette conversion universelle, il faudra autant de siècles que leur Maître demandait de dizaines d'années. Ils attribuent le retard, du moins en grande partie, d'abord aux agissements de Littré, puis au schisme de 1877.

Un juge impartial doit avouer que l'insuccès de la Religion de l'Humanité fondée par Aug. Comte est complet et définitif. Malgré tous les ef-

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