Ibid., n, %. 310, suiv
qu*il appelle un « réalisme transfijiuré 1 », c'est à-dire qu'il admet une certaine existence objective, qui se révèle sous de certaines conditions: mais il n'en aboutit pas moins à cette conclusion, que o cette existence et ces conditions ne sont pas autre chose pour nous que les corrélatifs inconnus de nos sensations et des relations qui existent entre nos sensations» -. La question du rapport entre le sujet et l'objet nous amène encore à conclure « que derrière toutes les manifestations, intérieures et extérieures, il y a une puissance cachée qui se révèle par ces manifestations... Toute sensation et toute pensée étant transitoire, et les objets eux-mêmes au milieu desquels la vie se passe, tendant sans cesse, quoique moins transitoires, à perdre plus ou moins rapidement leur individualité, nous voyons ainsi que Tunique chose permanente est Tinconnaissable réalité cachée sous toutes ces formes changeantes » 3.
Spencer était déjà arrivé à ce résultat, dans le premier volume de ses Principes de psychologie *: m Nous ne pouvons penser la matière que par les termes de l'esprit. Nous ne pouvons penser l'esprit que dans les termes de la matière. Quand nous avons poussé jusqu'aux limites extrêmes nos recherches de la matière, on nous renvoie à l'esprit pour trouver une réponse définitive ; et quand nous avons reçu de l'esprit cette réponse définitive, on nous renvoie à la matière pour y rencontrer l'explication de la réponse. Nous trouvons la valeur de x, dans les termes de y ; nous trouvons ensuite la valeur de y dans les termes de x; et nous pouvons procéder de la sorte indéfiniment sans approcher jamais d'une solution. L'antithèse du sujet et de l'objet, qui est et restera irréductible tant que la conscience durera, rend impossible toute connaissance de cette réalité dernière dans laquelle le sujet et