‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 210 sur 342 · Ihid · texte numérisé non relu

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tées à un but fixé d'avance. Dans tous ces états de connaissance il y a des éléments moteurs, parce que chaque représentation d'un objet contient aussi une tendance au mouvement par rapport à cet objet*.

Pour établir ou éclairer sa théorie mécanique de l'attention, Th. Ribot étudie les cas morbides de l'attention qu'il divise en hypertrophies et atrophies. Parmi les hypertrophies il range l'hypocondrie, le monoïdéisme des idées fixes et l'extase ; parmi les atrophies : la manie, la démence, le sommeil et l'hypnose.

Personnalité. — « La personnalité réelle, contenant en elle les restes de tout ce que nous avons été et les possibilités de tout ce que nous serons», est «l'organisme et le cerveau, sa représentation suprême. Le caractère individuel tout entier est là ». L'unité du moi n'est donc pas celle de l'entité « une » des spiritualistes qui s'éparpille en phénomènes multiples, mais la coordination d'un certain nombre d'états (nerveux, conscients et subconscients), sans cesse renaissants, et ayant pour seul point d'appui le sentiment vague de notre corps. «Cette unité ne va pas de haut en bas, mais de bas en haut; elle n'est pas un point initial, mais un point terminal: Cette coordination n'est jamais parfaite. Le moi oscille entre ces deux points extrêmes oii il cesse d'être : l'unité pure, l'incoordination absolue. Tous les degrés intermédiaires se rencontrent en

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