‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 218 sur 342 · Jôid · texte numérisé non relu

Jôid

maître dans les questions physiologiques. D'après Paul Bcrt, le principal résultat dû aux travaux scientifiques de Cl. Bernard, c'est que «l'hypothèse de l'indépendance toute-puissante du principe vital a éfé démontrée fausse, et celle de son existence, a.u moins inutile » *. Dastre, de son côté, écrit : « Le principe vital ne nous hantera plus désormais » ^, « Ne parlons donc plus de causes ; résignons-nous à les ignorer et, en tant qu'hommes de science, restons agnostiques, mécanistes ou positivistes dans le sens restreint du mot: c'est-à-dire reléguons l'ordre des causes hors de la science. C'est le conseil que nous donne Cl. Bernard»^. Pour lui, le «savoir» ne s'étend pas, de fait, plus loin que les méthodes des sciences exactes. Les opinions qu'on peut se former au-delà de ces limites, «appartiennent au domaine du sentiment»: elles ne sont pas susceptibles d'une « démonstration » rigoureuse. Rema.rciues critiques. — Les théories de Cl. Bernard, en tant qu'elles touchent aux questions philosophiques, sont fort intéressantes parce qu'elles montrent que le naturaliste lui-même est involontairement amené à se préoccuper de la métaphysique : c'est là une réalité dont il lui faut inévitablement tenir compte. Elles attestent cependant, à un haut degré, le manque de clarté

1. Paul Bert, Leçons, discours et conférences, 2« édit., 1881, p. 77.

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