‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 233 sur 342 · Jbid · texte numérisé non relu

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vitale dans lalulle pour la vie, comme conditions des liens sociaux entre les hommes mêmes*. Toute religion comprend, comme parties essentielles, sa physique (doctrine de la nature), sa morale et sa métaphysique ^. Les religions au sens ordinaire du mot se dissolvent devant le progrès de la science, en conséquence de la transformation entière du milieu social auquel leur existence est liée ^. Leurs éléments (mythes, dogmes, rites) sont caducs*. « L'irréligion», « l'anomie religieuse », c'est-à-dire l'émancipation .des religions régnantes ou « une métaphysique raisonnée mais hypothétique, traitant de l'origine et de la destinée », est la vraie religion. EUen'est qu'un degré supérieur de la religion et de la civilisation même ^. « Le doute, c'est donc la dignité de la pensée ». Le doute métaphysique est un devoir ^.

Une conception positive, ultra-scientifique mais non anti-scientifique de Dieu et de la religion, consisterait à concevoir les termes de plus en plus élevés de l'évolution comme capables de se donner à eux-mêmes un but, et d'aller à ce but en entraînant plus ou moins après eux la nature. Ce serait « une sélection morale et en

1. A. Fouillée, La morale, l'art et la religion d'après Guyau, 128 et suiv., 138.

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