‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 241 sur 342 · libd · texte numérisé non relu

libd

est un état de la matière ; mais ce n'est pas le mouvement ; elle est seulement une cause de modification. La matière et la force mécanique demeurent toujours constantes,: elles ne font que modifier leurs rapports par suite d'une répartition différente de la matière *. Il est, dans la nature, des « transformations radicales » qui se rapportent à l'être lui-même et non pas seulement à une prétendue sphère de phénomènes ^. La vie est l'effet de la causalité cosmique ^. Les êtres capables de sensation ne sauraient manquer dans le tout mécanique de la nature ^. La sensation doit « se trouv'er développée et continuer à se développer d'une manière essentiellement homogène, partout où la disposition des autres forces de la nature lui offre une place » ^. A la formule darwiniste de l'évolution, qui n'est qu'une « sorte de demi-poésie sans valeur scientifique » ^, il faut préférer de beaucoup l'ancienne théorie de Lamarck '. L'univers est un « système mécanique, dont l'histoire ne repose en dernière analyse que sur les états mécaniques de la ma-

d. Cursus der Philosophie..., 73, 82. Dûhrings Sache, Leben und Feinde, 299. Il est assez étrange de voir le positiviste Dùhring se rapprocher sensiblement du système scolastico-péripatéticien, dans sa théorie des modifications et des transformations.

Page 1