Ibid., 336, suiv
9. Ibid. ; 428. — Dans un livre fort répandu, qui a pour titre, Die conventionellen Lilgen der Culturmenscheit, le médecin MaxNordau a vulgarisé des théories analogues à celles que Duhring expose ici.
en économie nationale : il se rattache, sur ce point, à l'économiste américain Carey.
440. — Remarques critiques. — Il faut savoir gré à Duhring de s'être opposé résolument aux courants malsains qui ont été si funestes à la philosophie moderne en Allemagne: nous voulons parler du phénoménalisme critico-idéaliste, de « l'embrouillamini » hégélien, et du « charlatanisme darwiniste » de Haeckel. Sous ce rapport, par opposition aux sophismes idéalistes, à « la poésie ou à la semi-poésie « métaphysique et évolutionniste, Duhring a relativement raison de désigner son point de vue philosophique par l'expression de « philosophie de la réalité. »
Mais, lorsqu'il veut établir son propre système, il tombe dans les fautes mêmes qu'il reproche âYec tant de raison aux théories combattues par lui. En lui empruntant une expression^ celle de « prêtre » qu'il applique souvent par mépris à ses adversaires, on pourrait dire avec assez de justesse que c'est bien plus à la façon d'un hiérophante qu'à la manière d'un philosophe qu'il « tranche » les problèmes les plus importants de la philosophie. Au lieu de prouver et de réfuter par des arguments, il prononce des oracles qui affirment ou qui nient au nom de sa « philosophie de la réalité ». Il déclare, par exemple, sans essayer même d'apporter une preuve, que la création et, en général, toute causalité physique sortie d'un ■espritestune contradiction, que Dieu etl'àme sont de pures fictions, etc.. — En outre il tombe dans une contradiction manifeste avec lui-même, en
excluant, d'autre part, toute idée d'infini par rapport au commencement et à la fin de ce môme monde ; de môme encore il se contredit, lorsqu'il reconnaît la finalité dans l'activité des agents de la nature et qu'il lui refuse d'ailleurs un principe intelligent.
B. Criticisme et néo-Kantisme positiviste.
Après Diihring, il faut mettre au premier rang parmi les néo-kantistesou criticistes positivistes, A. Riehl, professeur à l'Université de Fribourg en Brisgau. Par la manière seule dont il cite Dùhring, dans le principal de ses ouvrages*, il révèle son penchant pour lui.
141. — A. Riehl — regarde la conscience comme la première des réalités expérimentales, i comme le point de départ de toute notre connais- 1 sance, comme « l'unique réalité que nous connaissons » ^. ;< Ni l'expérience interne ni l'expérience externe ne sont immédiates », dit-il; « la conscience seule est donnée immédiatement, et elle embrasse, par une continuelle action réciproque, l'expérience interne et l'expérience externe » ^. Conformément à ce principe, la philosophie scientifique tout entière, à l'exclusion .;
1. Der philosophische Kriticismus, i, vi; ii, 161, 183, 190; m, 20, 23, 42, 9J, 93, 143, 191, 286, 300.