‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 258 sur 342 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

que le fait*. L'homme a besoin « de compléter la réalité par un monde idéal dont il est luimême le créateur » 2. La ' religion est ainsi justifiée en tant qu'elle est un idéal qui s'élève au dessus de la réalité ^. Mais il faut bannir un dogmatisme rigide *. Il faut se bien convaincre que les idées de la philosophie et la religion ne sont que le symbole et l'image de la vérité ^. Ces libres créations de l'esprit ne peuvent « prendre l'apparence d'une science démonstrative » ^. La cause de leur puissance est bien plutôt dans le sentiment '. L'esprit, et non la lettre ! ^

144. — Hans Vaihinger. — Dans son étude intitulée Hartmann, Dûhring et Lange, H. Vaihinger se déclare partisan du « criticisme » de Lange. Nous le nommons ici surtout à cause de la manière dont il conçoit cette doctrine : elle établit l'identité du criticisme et du positivisme. Les positivistes d'Angleterre et de France affirment, en effet, que le positivisme consiste dans la « méthode » positive, strictement scientifique, plutôt que dans telle ou telle doctrine déterminée; et Vaihinger dit la même chose du criticisme : « Le criticisme, quand il est compris d'une façon.

i. Geschichte des Materialismus, 11, 178.

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