‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 268 sur 342 · Ibid · texte numérisé non relu

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cepts, les objets et leurs rapports ». L'activité de l'intelligence, la puissance de saisir par le concept s'étend aux objets de l'iexpérience interne purement intuitive aussi bien qu'aux objets de l'expérience externe qui sont les concepts purs. Toutefois l'élaboration de ces deux expériences (unies à l'origine) n'est point la même. Les concepts de l'expérience interne sont des concepts universels; ceux de l'expérience externe, sont des concepts particuliers*. Au point de vue de la connaissance d'intelligence, l'expérience interne et l'expérience externe restent deux mondes distincts.

Notre pensée est à la fois intuition, parce qu'elle se réalise partout en représentations et qu'elle a besoin de ces représentations pour être traduite (le concept a besoin de la représentation comme d'un symbole qui le fixe) — et concept, parce qu'elle ne peut jamais traduire la perception immédiate sous une forme entièrement adéquate (« il lui faut le secours de l'abstraction et des rapports arbitraires entre les objets qui sont perçus séparément dans l'intuition ») ^. Le langage offre à la pensée ses symboles les plus précieux 3. Quelque effort que la pensée fasse pour saisir entièrement la réalité, elle est condamnée à rester dans les limites du possible. Voilà pourquoi « l'hypothèse (comme approximation d'une

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