Ibid., n
connaissance est en nous, et non dans la réalité i : elle n'est que la « limite de la mécanique mentale, laquell-e est relative, comme toute autre forme d'existence » ^. Les idées ultimes de l'esprit humain (fini, infini, éternel, immense, etc.) ne contiennent pas une réalité objective : elles ne sont que des manières de considérer la réalité, des symboles des relations que nous introduisons dans les diverses formes de l'être 3.
La (( substance psycho-physique, bilatérale », est une conception spinoziste qui doit être reléguée « dans le musée où les positivistes ont envoyé déjà tant d'autres conceptions » semblables. Le psychisme, comme le chimisme, le physiologisme etc.^ n'est qu'une forme de la force mécanique, engendrée par de nouvelles conditions d'existence ''. L'âme n'est qu'une forme de mouvement moléculaire, qui est en même temps sensibilité et mouvement, nutrition et reproduction 5. Il est évident qu'elle est un produit *". L'expérience même et les lois nécessaires de la pensée sont un résultat de l'évolution humaine et préhumaine '. Supposer des causes « surnaturelles » pour expliquer l'univers, ce serait contraindre la
i. La doitrina delV evoluzione, ii, 115.