Ibid.. I
•7. Ibid., II, 232.
S. Ibid., II, 101 et suiv.
tien est une généralisation injustifiable d'un fait qui n'a lieu qu'en biologie *. En général, vouloir formuler une loi d'évolution comme loi absolument ultime, « c'est contredire la nature même de la pensée scientifique : c'est nier le positivisme » 2. « Le but de la philosophie n'est pas de trouver une loi absolue, mais d'établir la loi ultime avec les derniers éléments de la recherche relative » 3.
Le vrai principe de l'évolution est « la conservation et la transformation de l'énergie », ou la persistance de la force et ses transformations. Supposer l'apparition de forces nouvelles hétérogènes, c'est rompre l'unité réelle et la continuité de la causalité efficiente, qui constituent le fond même de l'idée d'évolution ; c'est donner libre jeu à la spéculation arbitraire subjective*. Ce principe se puise au sein même des choses, telles qu'elles se présentent à l'expérience ^. Penser l'être en dehors de ce principe, ce serait se créer des fantômes ^.
11 est vrai que nous ne connaissons ni toute l'énergie ni toutes ses formes ; mais ce n'est point une raison pour imaginer une réalité différente de celle que nous connaissons. La limite de la