Ibid.; II
4fi2 ÉCOLES INDÉPENDANTES
L'homme est « rincarnation » de la vie éthique dans la nature; par là, il est un avec Dieu, comme le Christ était un avec le Père céleste*. Le culte de Dieu et la prière sont acceptables en tant qu'il y a là un acte de respectueuse soumission à la majesté de la loi du monde -.
Opposant sa théorie de Dieu au théisme, au panthéisme et à l'athéisme, Carus la nomme " Enthéisme ». Sa religion moniste, il l'appelle religion de la nature, religion de l'Humanité, religion cosmique, religion de l'immortalité et delà vie, religion de la science^, religion du progrès, religion de l'avenir, religion de la rédemption *. « Pas de Credo, mais la foi » : telle est sa devise^. La religion moniste, ajoute-t-il, ne supprime point les religions qui l'ont précédée, elle les complète ** en les expurgeant des éléments mythologiques qui sont l'objet du Credo, pour en dégager la vérité qui y est contenue et qui constitue l'objet de la science '.
Ethique. — L'éthique de la religion moniste part de cette vérité, que tout indididu est une partie du grand Tout, de l'existence commune g. La moralité de l'individu consiste à obéir aux