Officiai bulletin etc., p. 33 et suiv
3. Mgr Meuiiii, S. J., La franc-maçonnerie synagogue de Sala a [\H03 ; Paris, Retaux). — Dans ce livre, l'auteur s'appuyant sur Tétude sérieuse des sociétés secrètes de tous les temps, auxquelles la franc-maçonnerie a emprunté les éléments de sa doctrine et de son symbolisme, établit la vraie signification du symbole maçonnique. Cette secte ayant incontestablement exercé une in-
c. Autres pays.
170. — L'insuffisance des sources que nous avons pu consulter ne nous a pas permis de nous faire une idée exacte des progrès du positivisme indépendant dans les autres pays slaves, en Belgique, en Danemark, en Hollande, dans la péninsule Scandinave, en Espagne, en Portugal et dans les anciennes colonies hispano-portugaises. Nous sommes cependant arrivé à cette conviction que, là même, le positivisme compte nombre d'adhé-
fluence prépondérante sur toute la « civilisation » moderne et sur la « philosophie » positiviste, il importe même aux philosophes et aux historiens de connaître exactement le vrai caractère de cette société secrète. Un examen sérieux de la question amènerait à croire non sans raison que les représentants de la science » indépendante » même les plus célèbres et les plus libres en apparence, subissent directement ou indirectement, jusque dans leurs théories philosophiques, Tinfluence ou plutôt la fascination de la franc-maçonnerie, et cela à un degré qu'on ne suppose pas la plupart du temps, et dont eux-mêmes n'ont pas conscience . Pour s'en convaincre, il suffit d'un coup d'œil jeté sur les théories morales que Ton enseigne de nos jours. Ne voyons-nous pas qu'on y préconise sans cesse comme fondement de la morale le grand principe naturaliste de l'Humanité, principe essentiel de la franc-maçonnerie ; que l'instinct sexuel, au sens de la Cabale, y devient la source des sentiments altruistes et par conséquent de la moralité? Si l'on ajoute à cela que la doctrine positiviste ramène la religion à la morale et le divin à l'humain, la différence ne semble plus bien grande entre la théorie panthéiste de Pike et les théories positivistes enseignées aujourd'hui.
rents. La chose était d'ailleurs à supposer, puisque les éludiants de ces diverses contrées fréquentent les Universités de France ou d'ailleurs que le positivisme a infectées de son venin, et qu'ils nourrissent leur esprit des productions venues directement ou indirectement des « pays civilisés ». Il ne faut pas oublier non plus que la franc-maçonnerie exporte les idées et les tendances de la (( grande civilisation », partout où elle a étendu le réseau de ses loges.
Bornons-nous à quelques indications. La Revue madrilène Rivista contemporanea prend, dès 1876, parti pour le positivisme dans un article paru sous ce titre : El positivismo y la civilisazion. En 1886, Oct. Lois expose ex-professo le positivisme dans son livre : Lo Accessibile y lo Inaccessibile {Maàrid). — En 1879, une Revue bimensuelle parait à Porto : 0 positivismo, dirig. por Th. Braga y Julio de Mattos. Texeira Bastos publie ses Principios de philosophia extrahidos de Curso de philosophia positiva de A. Comte (1883), et son volume: Compte o positivism.0 (1881). — Au Chili, le professeur Lastarria, devenu ministre de l'Intérieur, introduit le positivisme dans la politique. — A la Havane, Enrique José Varona, professeur à l'Université (1879-1888), publie une série de travaux philosophiques inspirés par le positivisme. — En Roumanie, B. Conta, professeur de droit à l'Université de lassy et fervent admirateur de Comte, travaille activement, depuis 1875, à la propagation du positivisme.
A l'Université de Copenhague, Harald Hôffding est un ardent positiviste. — En Hollande, les théories positivistes (Spencer-Bain) prennent le pas sur les théories idéalistes allemandes, grâce à Opzoomer et à ses disciples van der Yijk, Allard Pierson et Huet. — L'anatomiste Kooster et le physiologue Donders professent un positivisme dans le genre des doctrines de Wundt*. — En Belgique, l'école de Tiberghien met à combattre le positivisme un zèle qui permet de conclure que cette doctrine est fort répandue parmi les naturalistes et les médecins. — A l'Université de Christiania, Monrad s'est vu contraint, dès 1874, de lutter contre le positivisme.
Signalons encore une chose bien étonnante : il n'est pas jusqu'à l'Université de Tokio, capitale du Japon, oii le positivisme ne soit enseigné.