Voir Revue philosophique, 1889, ii, 33o
Dans certains milieux de la jeune Italie on trouve aussi cette opinion, que l'ère nouvelle de la « troisième grande civilisation de l'Europe » sous la Rome républicaine a déjà commencé^. " Aujourd'hui », disait F.-. Giov. Bovio, le 9 juin 1889, aux fêtes de Giordano Bruno auxquelles s'étaient donné rendez-vous les francsmaçons, les libéraux et les libres-penseurs du monde entier, « aujourd'hui Rome inaugure la religion de la libre-pensée, qui ouvre une ère nouvelle... Les nations accourues ici le sentent bien : comme autrefois, à Milan, un décret impérial a fixé à l'an 313 la date de la religion chrétienne, ainsi, ce 9 juin 1889, de l'accord commun de tous les hommes libres, fixe la date de la religion de la pensée » 2.
A l'occasion du Centenaire de la révolution
1. Les fiancs-maçons et les libéraux de la jeune Italie rêvent, d'après les théories de Mazzini, le prochain établissement d'une république universelle, fondée sur les principes naturalistes et positivistes, et surtout sur Tidéal de rHumanité avec une tioisième Rome — non pas celle des Césars ni des Papes, mais une Rome républicaine — pour métropole. Ils se flattent de pouvoir réaliser cet idéal avant la fin de ce siècle, grâce au concours de la France républicaine, des socialistes allemands et des libéraux-progressistes des autres pays {Rivista délia massoneria italiana, 1885, p. 133; 1886. p. 276; 1889, pp. 4, 86, 36, etc..) — La franc-maçonnerie fi'ançaise nourrit un projet ajialogue (Voir Bulletin du Gr. • . Or. • . de France 1887. p. 680 ; Congrès mnç.\ international 1789- 1889 ; Compte-rendu etc .. au Secrétariat général du or.'. Or.-, de France, rue Cadet 16, 1889).