‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 331 sur 342 · II. LE P0SITI\1SME EN DEHORS DE LA PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

II. LE P0SITI\1SME EN DEHORS DE LA PHILOSOPHIE

« supprimer définitivement l'enseignement », hypocrite et menteur du catéchisme *. C'est dans l'idée de civilisation et de progrès qu'il faut chercher le principe et le fondement de l'école"^, civilisation et progrès qui, par la généralisation du sentiment humain de la fraternité, rendront désormais superflu le particularisme de l'Eglise ^. G. Cerca, une des lumières du positivisme, professeur à l'Université de Padoue, a publié un livre (La religione délia, filosofia. scientifica, 1889) où il préconise une « religion sans aucun élément surnaturel ». C'est bien la théorie d'Aug. Comte. Les fêtes de cette religion, dit-il, ont pour objet les grands hommes et les grands événements. Le but des assemblées religieuses est d'arriver à l'idéal moral et de donner à la pensée et à l'action commune la sympathie pour fondement. Cette religion est un des besoins les plus impérieux de notre temps. Son rôle est d'unir tous les hommes dans une église unique, de les animer au culte de l'idéal, de briser les barrières qui séparent entre elles les nations et les races, de réaliser dans la pratique les grandes maximes de la solidarité qui depuis des siècles est le plus doux rêve des hommes, de l'égalité et de l'humanité. Cet idéal, conclut-il, ne peut s'incarner dans la réalité que par l'institution d'une éducation vraiment scientifique pour tous 4.

Page 1