Revue philosophique, 1884, i
2. 35^ Circulaire adressée à chaque coopêrateur du. libre subside institué par Aug. Comte pour le sacerdoce de l'Humanité [1883], p. 10.
3. Aperçu sommaire sur la vie et sur l'œuvre de M. P. Laffitte, p. 63.
^0 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a. COMTE
fille de professeur, elle est nativement pédante... Quand on jongle avec les mots, on prétend que le collectivisme n'est pas le communisme, et que le positivisme est tout autre que le matérialisme ; mais nous ne nous arrêtons pas dans notre Atel.". aux subtilités de langage, nous laissons aux casuistes le grand plaisir de couper les cheveux en quatre. Le vrai, c'est que Littré était athée » *.
Enfin, F.*. Galopin, un disciple de Littré, complète ces explications dans un éloge funèbre prononcé le lo septembre 1881 en présence de •deux cents Vénérables. Nous y trouvons ce passage :
<( La philosophie positive sera la religion de l'avenir. Quand je dis religion^ vous me comprenez sans commentaire , mes FF.*., car vous savez que je n'ai et ne pratique aucune religion ; mais que jai, comme vous, la foi scientifique et raisonnée qui doit désormais être enseignée dans toutes nos écoles, afin de jeter, pour l'avenir, les hases d'une morale sans religiosité, mais pure et rationnelle. Les prêtres nous disent qu'il n'y a pas de morale sans religion. Erreur! s'il n'y a pas de morale, c'est qu'il y a des religions » ^.
Ce qui importait aux ennemis de l'Eglise, c'était moins la doctrine même de Littré, que l'utilité qu'elle leur offrait d'être une arme contre la religion. Mais cet avantage venait surtout de la grande réputation du fondateur. On était d'ail-