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Ibid

i 16 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a. COMTE

« L'Humanité fétichique n'avait, en raisonnant, écouté que ses émotions (logique des sentiments); l'Humanité polythéique avait surtout Jmédité au moyen d'images (logique des images); l'Humanité monothéique trouva, pour penser, sa principale assistance dans les signes (logique des signes) » *. Pour compléter la théorie de l'abstraction, il faut en déterminer le siège ^. Concréter et synthétiser les notions abstraites, a été le problème de tous les temps. Platon l'atraité dans sa « théorie des idées » ^ ; le catholicisme a cherché à le résoudre par le dogme du Verbe fait chair *. Rosselin, Guillaume de Ghampeaux et Abélard ont poursuivi cette tentative par le nominalisme, le réalisme et le conceptualisme ^. Mais « un seul homme a été à la hauteur de cette tâche ; c'est Auguste Gomte ». La solution du problème est dans « l'incorporation du fétichisme au positivisme » ^. La « trinité positive », composée du Grand Etre (l'Humanité), du Grand Fétiche (la terre) et du Grand Milieu (l'espace), cette trinité où toutest conçucomme animé de volonté, comme fondé sur la sympathie, est la solution. Grâce à cette conception de la trinité positive, c'est l'espace ou le Grand-Milieu qu'il convient de regarder comme le siège de l'abstraction.

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