n est sans doute inutUe d*obseiTer que
parce qu'en supposant tous les fils d'un chef industriel également capables de lui succéder, comme la richesse perd d'autant plus d'efficacité reproductrice qu'elle se trouve davantage divisée, le père doit choisir, pour éviter la dispersion de sa part du capital social, entre toussesfils, celui qu'il considère comme le plus apte à le remplacer. D'ailleurs, il peut ne pas avoir d'héritier mâle, et les capitaux ne devant revenir qu'à ceux qui sont capables d'exercer les fonctions industrielles , c'est-à-dire de les faire valoir, le fonctionnaire doit alors choisir son successeur en dehors de sa famille. Il en serait de
cette disposition si importante, toute sociale, n*a rien de commun avec les tendances actuelles de nos rétrogrades à reconstituer la grande propriété ecclésiastique et féodale, et que le Positivisme n*en conçoit Tapplication effective que dans le régime scientifique -industriel qu'il a pour but d'instituer, mais non dans la transition difûcile que nous traversons en ce moment.
{Note des Éditeurs.)
même, en cas d'héritiers naturels iiw capables ou indignes.
Telle est. Messieurs, la solution générale que la doctrine d*Auguste Comte vient apporter' au problème social.
Prenant la question économique à sa source biologique par la constatation de nos besoins corporels et du travail matériel qu*ils exigent , il la poursuit par l'étude des conditions respectivement propres à l'agent humain et au monde extérieur, dans la production du capital destiné à assurer la satisfaction régulière de ces besoi^is, et par celle de la réaction que l'état de société vient exercer à son tour sur l'entretien et raccroissement de la richesse sociale. Enfin, il la résout par la conception de l'emploi normal de la richesse, en transformant le problème économique en une question de devoir.
Sa solution est donc surtout moraUf
bien que toujours appuyée sur les données les plus rigoureuses de la science et de la pratique. On ne peut apprécier aujourd'hui la puissance d'un semblable règlement de l'activité humaine ni se faire une idée de ce qu'il pourra sur des âmes yraiment civiques agissant par conviction et chez lesquelles la'i^otion de devoir aura remplacé celle de droit. L'avenir seul pourra le démontrer, et nous ne doutons point qu'il ne le fasse avec éclat.
Voilà aussi comment l'Humanité, par la formation du capital et par l'institution de son gouvernement moral, sera parvenue à' corriger les vices de sa situation et à surmonter les obstacles du milieu où elle doit accomplir ses destinées.
Nous recommaindons encore aux personnes qui liront ces notes, de ne point juger le cours sur l'histoire générale de
l'Humanité, professé par M. Pierre Laffitte, ni la doctrine d^Avguste Comte ^ d'après le résumé trop succinct que nous en donnons ici. Pressés par l'espace, nous avons dû supprimer les développements, les preuves et les applications, pour ne présenter que Venchainement des idées.
En offrant au public un aperçu aussi rapide et aussi imparfait, nous avons seulement voulu montrer que le Positivisme n'était resté ni indifférent, ni insuffisant, ni surtout nul à l'égard de Vun des plus grands problèmes qui agitent notre société.
(Note des éditeurs.)
Imprimerie D. Bardin, à Saint-Oermain.