LIVRE III. - CHAPITRE III. J
tré seulement que sans le bon sens , Texpérience est impossible, qu'un observateur, habile d'ailleurs, quand il n'écoute pas les avertissements salutaires de^ croyances vulgaires, quand il ne contrôle pas l'analyse logique par la synthèse naturelle et évidente du sens conmiun, peut commettre les plus graves erreurs. Il a montré, en outre, qu'un logicien qui a pris un parti, peut y persévérer jusqu'au bout contre l'évidence même. Mais il n'a rien fait qui, en bonne logique, puisse diminuer cette évidence ; il n'a rien fait qui atténue le moins du monde le constant et universel témoignage par lequel la conscience atteste à l'homme qu'il est lui-même, c'est-à-dire qu'il est une personne réelle, simple et identique, préexistant à tous ses actes, et ne s'en distinguant que par abstraction et d'une manière idéale. Le grand fait expérimental de la personnalité , base de toute vraie psychologie, subsiste donc tout entier et n'a été nullement ébranlé.