‹ Le positivisme et la science expérimentaleChapitre 216 sur 320 · LIVRE IV. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE IV

mentionnée formellement par Sénëque , robservation de la production de couleurs par le passage de la lumière blanche au travers de verres transparents, était restée stérile et n'avait pas porté ses fruits. lia fallu le génie de Newton pour en faire sortir la théorie des couleurs.

Cette expérience, en nous montrant que les couleurs sont contenues en puissance dans la lumière blanche, que le blanc est la somme des couleurs et non Tabsence de couleurs , a détruit pour jamais Tillusion de Tattribution des couleurs apparentes aux corps réels à titre de qualités.

Du moment qu'il est certain que toutes les variétés de la couleur sont contenues dans la lumière qui baigne les corps, qu'il suffit de cribler, de diviser cette lumière en parties pour produire les couleurs, il est parfaitement oiseux de supposer à la surface d'un corps non lumineux une puissance active de produire l'impression de couleur, et à plus forte raison de lui attribuer l'aspect même de la couleur.

La notion de teinte réelle subsiste, mais elle prend une autre interprétation. La teinte bleue c'est la propriété d'absorber tous les rayons autres que les rayons bleus.

Les couleurs apparentes sont donc désormais pleinement détachées des corps et passent à l'état de phénomène lumineux.

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