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universalisée offrira à toutes un aliment nouveau ? Qu'est-ce en effet qu'une forme nouvelle de propriété ? C'est une forme nouvelle d'action
« Pour les deux classes antagonistes, pour le prolétariat et pour la bourgeoisie, la révolution sociale sera une ascension. Elle apportera au prolétariat, sous des formes nouvelles de propriété, des garanties positives de liberté et de bien-être, des possibilités nouvelles d'action, et elle apportera à la bourgeoisie, avec le sens plein de son œuvre historique, une révélation de noblesse morale et de grandeur... Comment ce grand acte social qui établira entre les hommes, désormais réconciliés, toutes les forces d'orgueil, d'espérance et d'humanité, pourrait-il aboutir à une sorte d'atonie générale et d'universelle dépression? Comment les hommes, affranchis les uns de leur misère de classe, les autres de leurégoïsme de classe, se précipiteraientils à une servitude nouvelle ? Et comment, en assurant par la propriété sociale la propriété de tous, ne chercheront-ils pas aussi à porter au plus haut l'initiative et la liberté individuelle de tous ?
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rieux desseins. Il exclut aussi ce spiritualisme vulgaire qui fait de Dieu un individu séparé du monde, plus fort que l'individu
humain et dangereux pour lui C'est
fini d'une force surhumaine écrasant et contraignant l'humanité. Dieu n'existera plus pour l'homme que dans la mesure où il sera l'homme lui-même, prenant conscience de sa grandeur et de la beauté du mouvement universel où il concourt.
« Si l'homme, tel que le socialisme le veut, ne relève pas d'un individu suprahumain, il ne relève pas davantage des autres individus humains. Aucun homme n'est l'instrument de Dieu; aucun homme n'est l'instrument d'un autre homme... Mais pour qu'aucun individu ne soit à la merci d'une force extérieure, pour que chaque homme soit autonome pleinement, il faut assurer à tous les moyens de liberté et d'action. Il faut donnera tous le plus de science possible et le plus de pensée, afin qu'affranchis des superstitions héréditaires et des passivités traditionnelles, ils marchent fièrement sous le soleil. Il faut donner à tous
une égale pe sance politiq homme ne se afin que la vi direction de mouvements l'individu hu
« En vain arrivé au plu; voyant plus :
au-dessus de Toujours il f plus de pensé sèment parce contrainte ei géra sans ce ser, à mettre
« La com rement pour interviendra de l'exploitât Mais elle la tiative des in aura tout en muter les in
gies. . . Où donc le pouvoir central trouverait-il des moyens d'oppression, et pour quel intérêt opprimerait-il ? Il n'aura d'autre force que celle des groupes, et ceux-ci n'auront d'autre force que celle des individus. Toutes les puissances de progrès, de variété et de vie s'épanouiront, et la société communiste sera la plus complète et la plus mouvante qu'ait vue l'histoire.
« Depuis quelques années les « libéraux »
parlent beaucoup de décentralisation... Il n'est qu'une décentralisation vivante, c'est le communisme, car, en permettant à chaque individu humain de retenir tout le produit de son travail, il fait de tout individu un centre. Par le socialisme, la vaste harmonie de la vie générale se concilie avec la spontanéité des forces individuelles ; par lui, l'humanité est comme un fleuve où chaque flot est une source \ »
Si nous nous tournons enfin du côté des préoccupations religieuses, n'est-il pas évident d'abord qu'à côté des systèmes organi-
1 Revue de Paris, i* r décembre 1898. Socialisme et Liberté,
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ses de dogmes préci tuelles constituant d sens du mot, apparaît dans l'âme de nos cor d.u cœur et de la cons religieux semble sou* d'autant plus sincère, rieurement par aucur par aucun geste Imp.
puise toute son ardeu des aspirations inhè profonde. Mais il y des religions organï:
officielles, pénètre b< l'impulsion de la per vement qui déplace | la vie de l'âme du de la soumission vers h de l'acceptation passi liberté et le progrès.
La tendance est j santé dans le protes rapporte, parmi tai V Esquisse d'une phii Les fonctions mêmes
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tier était le doyen de la Faculté de théologie protestante de Paris) et le succès retentissant du livre ne laissent aucun doute sur l'intensité d'un mouvement dont il apporte le témoignage continu de la première page à la dernière.
S'agit-il d'abord de l'origine et de l'essence de la religion ? Elle naît non d'une révélation extérieure, mais de la vie intérieure de l'homme, de la contradiction initiale de ses aspirations, de la détresse qui s'y révèle, du « sentiment inhérent à toute conscience individuelle de la dépendance où l'homme se trouve à l'égard de l'être universel i ». — « La religion n'est rien si elle n'est pas l'acte vital par lequel l'esprit tout entier s'efforce de se sauver, en se rattachant à son principe. Cet acte, c'est la prière, par où j'entends, non pas un vain exercice de paroles, non pas la répétition de certaines formules sacrées, mais le mouvement de l'âme se mettant en relation personnelle et en contact avec la puissance mystérieuse dont elle
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sent la présenci lui donner un r lîeure fait défaut au contraire, pai et remue l'âme, toute forme et d> religion est viv; n'est pas une ap turelle s'ofïrant la réponse contir à chaque conscie racle, c'est, « a ment de la prier Mais l'auteur chrétienne : qu't rise? Qu'est-ce c loir répondre à'c « l'élément int l'âme, compenst le défaut de tout rait être compen:
Et cet élément au fond de l'ânu
sation parfaite de son rapport avec Dieu » ; d'autre part, c est l'affirmation que cette réalisation parfaite, cette expérience s'est faite un jour avant nous, dans la conscience de Jésus-Christ. De telle sorte que « le christianisme a son premier germe dans la vie intérieure du Christ ».
Enfin que deviennent les dogmes? Ils sont le corps de la religion, comme la piété intérieure en est l'âme. Ils sont l'expression nécessaire de celle-ci, « sans laquelle elle reste inconsciente, indiscernable, et ne se réalise point * ». Mais l'élément primitif et générateur de la religion, c'est la piété.
« Etant autonome par l'expérience religieuse qui la constitue, par l'inspiration qui l'anime, par la présence immédiate de Dieu lui-même dans le cœur, elle écoute tout ce que le passé lui apporte, sans se subordonner à rien d'étranger ; elle examine tout, juge tout et ne retient que ce qui est bon. Cela veut dire que le chrétien a, dans sa piété même, un principe de critique auquel aucun dogme,
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notre thèse, de voir décidément entamée par une minorité intelligente et d'une foi sincère, la vieille méthode de l'Apologétique religieuse. Nous voulons parler d'une école critique qui se réclame d'OHé-Laprune, et dontM. Blondel semble aujourd'hui le représentant le plus ardent et le plus éloquent.
Or, voici dans quels termes précis M. Blondel pose le problème : a En deux mots qu'il faudra expliquer, mais qui marquent d'emblée la gravité du conflit, la pensée moderne, avec une susceptibilité jalouse, considère la notion ^immanence comme la condition même de la philosophie ; c'est-à-dire que si parmi les idées régnantes il y a un résultat auquel elle s'attache comme à un progrès certain, c'est à l'idée très juste en son fond, que rien ne peut entrer dans l'homme qui ne sorte de lui et ne corresponde en quelque façon à un besoin d'expansion, et que, ni comme fait historique, ni comme enseignement traditionnel, ni comme obligation surajoutée du dehors, il n'y a pour lui vérité <jui compte et précepte admissible sans être, 4e quelque manière, autonome et autochtone,
206 LE POSITIVISME ET LE PROGRÈS UK l'BSPHIT
conflit. C'est à marquer ce point de rencontra, et en cela seulement, que doit consister l'effort initial sans lequel aucun autre n'a de valeur philosophique ' ». Et ainsi on tâchera démontrer que la méthode d'immanence convenablement comprise, intégralement appliquée, est le guide le plus sûr pour une âme catholique. « L'heureuse hardiesse dont il semble désormais indispensable de s'armer, c'est de recourir à la « méthode d'immanence », et de l'appliquer intégralement, avec une rigueur inflexible, à l'examen de la destinée humaine ; elle seule, capable de définir la difficulté, est capable de la résoudre ; et, par elle, la solution, comme le problème même, n'est possible qu'en nous forçant d'être également fidèles à la philosophie et à l'orthodoxie ; ou mieux encore en forçant la philosophie comme l'orthodoxie, à
demeurer fidèle à elle-même En quoi
donc consistera la méthode d'immanence, sinon à mettre en équation, dans la conscience même, ce que nous paraissons pen-
l 'Lettre sur les exigences de la pensée contemporaine en matière d'apologétique, page 28.
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déjà de la loi de Comte , il est manifeste que, consciemment ou non, sa pensée ne s attache pas à plusieurs époques limitées et nettement distinctes ; il sait nous montrer les traces de l'esprit positif jusque dans les temps anciens, et fait remonter l'esprit métaphysique aux premiers tâtonnements de l'âge polythéiste. De lui-même, par conséquent, il nous donne le sentiment que ses « états »
ne sont pas des périodes successives, qu'ils se pénètrent au contraire ; et on ne parvient à le comprendre que si, renonçant à toute vue statique, on veut voir dans chaque ordre d'idées, un mouvement, un progrès, de sens .
déterminé. C'est encore bien plus vrai pour nous. Nous avons voulu faire connaître bien moins un âge nouveau qu'une tendance manifeste de l'esprit humain, qu'un caractère essentiel du progrès de la pensée. Toutes les démarches de cette pensée ont eu pour effet d'aboutir à plus de liberté, à plus d'activité et de spontanéité personnelle. Le dire et le montrer, ce n'est pas seulement dépasser le positivisme de Comte, c'est aussi ouvrir toutes grandes pour l'avenir, les perspectives