LA LOI DKS QUATRE ETATS
ser, vouloir et faire, avec ce que nous faisons, nous voulons et nous pensons en réalité ; de telle sorte que dans les négations factices ou les fins artificiellement voulues se retrouveront encore les affirmations profondes et les besoins incoercibles qu elles impliquent *...» Ces quelques lignes définissent assez clairement la méthode nouvelle qui veut faire sortir les croyances du catholicisme de la vie intégrale de Tâme. Sans qu'il soit utile d'entrer dans les détails d'une pensée souple et délicate, il est permis de mesurer à Taudace de l'attitude nouvelle et à l'énergie qu'on met à la défendre, la force d'expansion du principe d'immanence ou d'intériorisme qui caractérise l'état actuel des esprits.
Et maintenant,un dernier mot pour dissiper tout malentendu. Faut-il admettre que l'humanité a procédé par quatre étapes successives, et entrevoir peut-être pour l'avenir une série d'états nouveaux ? Quand il s'agit
' Op. cit.f p. 32 et 33.
ao8 LB POSITIVISME ET LE PROORÈft BS I^BSKBLlT
déjà de la loi de Comte, il est aranifesteque, consciemment ou non, sa pensée ne s'attache pas à plusieurs époques limitées et nettement distinctes ; il sait nous montrer les traces de Tesprit positif jusque dans les temps anciens, et fait remonter l'esprit métaphysique aux premiers tâtonnements de Tâge polythéiste. De lui-même, par conséquent, il nous donne le sentiment que ses « états »
ne sont pas des périodes successives, qu'ils se pénètrent au contraire ; et on ne parvient à le comprendre que si. renonçant à toute vue statique, on veut voir dans chaque ordre d'idées, un mouvement, un progrès, de sens déterminé. C'est encore bien plus vrai pour nous. Nous avons voulu faire connaître bien moins un âge nouveau qu'une tendance manifeste de Tesprit humain, qu'un caractère essentiel du progrès de la pensée. Toutes les démarches de cette pensée ont eu pour effet d'aboutir à plus de liberté, à plus d'activité et de spontanéité personnelle. Le dire et le montrer, ce n'est pas seulement dépasser le positivisme de Comte, c'est aussi ouvrir toutes grandes pour l'avenir, les perspectives
qu'il croyait devoir nous interd grès à ses yeux se réduisait — durée fût illimitée — à quelqu dernières oscillations du moi jusqu'iri a guidé le consensus s source immanente, où il n'a pa vers laquelle ce mouvement i nous entraîner, du fond intirr âme, que nous pouvons bien no son, ' — quels que soient les îr aspects qu'elle revête, — jaillis:
des forces de vie, des énergies t velles, toujours fécondes, qui ra fini les bornes du progrès huma
' NoQS nous permettons de renvoyer le étude : a l'œavre de la raison a, qn'à pub Métaphysique et de Morale, (mars 1900) d'ailleurs la conclnsLon des « Pkilosoph la Grèce, s