MADELAINE, LE MARQUIS
LE MAnQUIS , entrant par le fond. Ah !..
voilà la reine de ces lieux!., pardon, pardon, belle dame, de vous avoir fait attendre...
madelaine. Je ne vous en veux pas , marquis.
le MARQUIS. Que ces mots sont flatteurs!... croiriez-vous, madame, qu’un peu plusnousn’avions pas d’intermède!
madelaine. Que c’eût été contrariant !
LE marquis. Ce n'est pas parce que la musique et les paroles sont de votre humble serviteur ; mais, sans vanité, vous auriez perdu à ne pas entendre les vers que mon amour a enfantés... mon oeuvre est d’une délicatesse... sous le nom du berjp i Titvre, je m’y plains de vos rigueins, belle inhumaine.
madelaine, impatientée. Mais les comédiens viendront, n'est-ce pas?
LE marquis. N’ont-ils pas eu l’audare de refuser d'abord; sous prétexte qu’ils étaient fatigués de chanter, qu'on les accablait de travail... Saint-Phar, surtout, s’est mis à la tête des mécontens.
madelaine. Qu’est-ce que c’est que ce Saint- Pliar?
LE marquis. C’est un drôle... qui parbleu chante à ravir... c’est notre premier sujet... « Mais où voulez-vous nous conduire? » s’est-il permis de me dire, à moi, le marquis de Corcy. .. Vous concevez bien, belle daine, que je me suis gardé de pro-