‹ Le postillon de Lonjumeau opéracomique en trois actesChapitre 24 sur 46 · I.K MAKQI'tS · texte numérisé non relu

I.K MAKQI'tS

Qu'en tend* -je ? l'on raisonne»

Songez h bien chanter ;

Je l'entends, je l'ordonne I Nous allons i épeler.

MAGASIN THÉÂTRAL

jii'amu, avec fatuité .

En Write, c’est impossible.

Chaque jour chanter l’opéra ;

Mais le gosier le plus ilcxible Ne peut résister h cela.

ALC1NDOR.

Tous vos chanteurs de l’Opéra Sont plus qu’à demi morts déjà.

SAINT MHS-

Le berger prit de sa bergère En srain souille dans scs pipeaux.

ALC1NDOR.

Pou t flvrbii le ciucl t a i hère,

Hier, Orphée a chanté faux.

saint-miar.

T jc fleuve auprès de sa fontaine N’a qu’un petit filet de voix.

Al.CINDOR.

Et près de ’a fendre Chimcne f.c Cid lui -même est aux abois.

ciioei ».

Tous vos chanteurs de l’Opéra Sont plus qu’à demi morts déjà.

(/.r marqui* cherche à les calmer.) • hnt-mar, h A/cmtinr •

Biavo! bravo ! la révolte est complète ï Tout marche au gré île mes désirs;

Puis-jc rester à celte fête,

Quand loin d’ici m’appellent les plaisirs?

Peut-être, en mon absence,

1 jk beauté cjur j’em ense ,

Avec impatience,

F.n s.»n logis m’attend.

Pour rnc guider près d’elle,

La soubrette fidèle Cher, moi fait senlineilc ,

Ab ! parlons à linitaut.

LF. MARQUIS.

Aux oidrrs que jc «loune Nul ne doit résister;

•te le veux . je l'ordonne!

Vous aile/, répéter.

• t Int- mi a», bas aux chanteurs.

Ne craignez rien.

Tout ira bien ;

Fidèle au plan que j’ai formé,

Que chacun soit très-enrliuiné.

ALCIMlOR LT CltOSl R, Ô part.

Ne craignons rien,

Tout ira bien.

Suivons le plan qu’il a formé.

Que chacun soit t»ès~cnihumé.

saint-pii»», nu marquis.

Vous le vouIct. -, mais c’est par complaisance ; Je n’en puis plus, et pourtant je commence... ROMANCE.

SAlNTHFIIl».

Assis au pied d'un hêtre!

[D'une voix t nrouée.)

D'un hêtre...

\/4u mnrquisA

Vous le voyez, c'est impossible.

J’éprouve une douleur bouillie;

J’ai Jc gosier en feu.

LL MARQUIS

Mais essaye» encore un peu.

Saint-pii a».

Jc ne le puis, sur mon honneur !

LP. MARQUIS

C’est vraiment avoir du malheur;

N’en parlons plu», passons au chœur.

ai cisijou. il' un cf i o ; jr chevrotante.

F.n vérité, c'est impossible ;

Aucun de nous ne peut chanter...

Rcnoncez-y ; on ne peut répéter.

(// tousse, tous les choristes en font autant .)

L» MARQUIS

Ab ! quel malheur pour mon amour !

Que dira madame Latour?

saint-phar, vivement.

Que parlez- vous de madame Latour?

LR MARQUIS.

De ce logis c’est U maîtresse 1 saint-phak, h part.

Quoi ! la beauté que j’aime avec ivresse Habite ce château ! je n'eu puis revenir !

Et, pour la retrouver, moi qui voulais partir.

Itcpaioua notre maladresse,

Et faisons tout pour rester en ces lieux.

[Au marquis et aux comédiens qui vont pont sortir. )

Attendez... je ne sais... mais je me trouve mieux.

LR MARQUIS.

Se pourrait-il ?

SAINT-PTIAR.

Ma voix est revenue...

Elle a même repris toute son étendue.

aicirdor, bas a Saini-I'har.

Toi qui voulais p.utir. .

saint- M l ar, de même.

Jc vous dirai pnmquoi.

[Haut.)

Pour en juger, écoulcz-inoi.

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