‹ Le postillon de Lonjumeau opéracomique en trois actesChapitre 27 sur 46 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Oui, des choristes du théAtrc,

Je suis vraiment la fine fleur :

De ma voix on est idolâtre.

Quand ou m'entend chanter en chrcu* :

Mar:hons,

Frappons,

Combattons,

Jurons,

Chantons,

Buvons,

Dansons,

Et gai, gai, gai, rions.

Chantons,

Buvons,

Dansons,

Marchons,

Jurons,

Frappons.

Si je représente on r.rphire.

Ma voix vole légèrement :

Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah !

Si c'est en fleuve qu'on m'admire,

Ma voix roule comme un torrent :

Ah , ah , ah , nh , ah . ah , ah , ah !

Faut-il, assis dans la prairie.

Charmer les nymphes par nie* chants :

Ah , ah , ah , ah , ah , ah , ah , ah !

Des hahitansde l f Arcadie ,

Faut-il prendre les doux accens :

Ah , ah , ab , ah , ah , ah , ah , ah !

Oui, «les choristes du théâtre,

Je suis vraiment la fine fleur ;

De ma voix on est idolâtre,

Quand ou m'entend chanter eo choeur ï Marchons,

Frappons, etc.

Saint-Phar. Qui te dit que tu n’es pas la fine fleur des choristes ?.. tuais sache donc que si je désire rester seul, c’est que. d’un moment à l’autre , je m’attends à la voir, à lui parler.

au: in non. A qui?

SAINT-PHAR. A madame Latour... tune sais donc pas que je suis chez elle?.. En l’apprenant, Aleindor, ça m’a causé un trouble, une émotion...

alcindor. De l’émotion!., toi... laissemoi donc tranquille , voleur de coeurs, flibustier de Cythère.

SAINT-PHAR. Ah ! c’est que cette femtnc-là n’est pas comme toutes les autres.

Je jouais Castor.. . à la fin du grand duo... au moment où j’embrasse Pollux... je m'arrête court... qu'est-ce que je vois...

aux avant-scènes?.. Madelaine!

alcindor. Ta femme! oh!

SAINT-PHAR. Non, M"* Latour.

ALCiNnon. Ah !

Saint-Phar. C’est une ressemblance !..

enfin, c’est Madelaine, mais Madelaine en beau! Je lui lance des œillades meurtrières, et, pendant un mois, elle ne manque pas une seule représentation... me regardant toujours avec un air et des yeux...

bientôt je risque un poulet; on daigne y répondre , et une tendre correspondance s'établit entre nous. Mon dernier billet sollicitait un rendez-vous... pas de réponse... j'aurais pu me présenter chez ma belle , si j’avais connu sa demeure... juge de ma joie, de mon bonheur... c’est ici, on je suis venu à regret, que je la retrouve.

alcindor. Je le conuais, tu vas achever de la séduire avec tes roucoulades.

SAINT-PHAR. Ah! mon cher, quel puissant auxiliaire que la musique pour surprendre le cœur des femmes ! on est tous deux là , près du clavecin.... les accords préparent l’ame aux douces sensations...

les regards se rencontrent... joins à cela une physionomie agréable, une tournure assez distinguée... comment demeurer insensible quand je leur chante en /as

Ah ! cedez S me* tgpuï !

On hésite... je passe eu sis

Ali ! cérler. â nie* von*x 1

MAGASIN THEATRAL

On fait la cruelle. . . je pousse jusqu'à l ’ut.

Ali ! cédez à mes vœux !

On ne peut pas résister à un ut.

ALr.i\i)OR. 11 faudrait être sounl ( Chun tant) Uti

8A1NT-MIAR, regardant eu font}, à gauche. Je ne me trompe pas., c'est elle! dans re jardin.

ALCi.XDOn , regardant aussi. C’est vrai !

il y a de la frmuie là -dedans.

s \iXT-niAn.. KUc se dirige vers re pavillon... Aîcindor... laisse- moi... \c. t’en prie !

Af.cixnon. À la bonne heure ! voilà qui est parler!., je te laisse. . dis donc... si elle résiste, va jusqu’à Y ut... ut.

(Il s'échappe par le fond, à droite, ou nmment oîi Aladclaine entre par la gauche.)

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