SCENE VI
SAINT-PIIAR, MADELAINE.
DUO
SAIRT-PtlAlt.
fjrAre an hasard, je puis, madame,
Ximi* [teindre ici ma vivi-flanunr ;
Non, non, jamais une antre ièinnic Ne m'cmlira*a si pruniplrincnt.
NintuiKR. a part.
C'est lui, c'est l'infidèle !
Quel tioulilc en le voyant!
SAIRT-PIIAR. n paît.
Oui» je la trouve belle !
Ah! quel moment chai niant!
[hait/, *’ap/-iocht/nt )
Je voua aime, je vnnsadotc!
Passer ma vicaupics de vous Scr ait, je von* le jute encore.
Un esclavage des plus doux.
MiniuiM!, /mo nt t'embuerai.
Ayez pitié de ma faililrtse,
Cesse/. tout pro[Hi> séducteur;
Et. par une vainc piomej.se.
N abusez pat mon pauvre cœur.
stiNT-rnui, a fiait.
Pour cn[>tivcr et pour séduite Colle dont je suis amoureux.
Ayons recours, dan» mou délire,
A mon moyen toujours heureux.
{IJrtUt , avec tendresse. i Que votre cœur daigne m'eutendre ;
Ali ! cédez à mes vœux !
MADBLSIPE.
Monsieur, je ne puis vous comprendre.
SAIRT-PIIAR.
Ah! cédez à inc» vœux!
maoelaiur.
Non, malgré votre voix si tendre..
saint- MIAR.
Ah ! cédez à mes vœux !
ENSEMBLE
MaDRLAIRR.
Non, je ne puis croire A vos eux.
z air r-rnu.
Par pitié, cédez !i mes to ux !
ENSEMBLE
Auprès de ce qu'on aime.
Ah ! quel bonheur extiéme l)c voir couler scs jours !
Toujours toéme tendresse...
M ADELAÏDE
Toujours la même ivresse...
ENSEMBLE
Voilà, voilà sans cesse Quels seraient nos amours.
SAiDT-nuR, d'un air tragique.
Ah ? si voit» irpous»CZ mes vœux,
Si mon cspéiancccst trompée,
I>c la [milite de mon épée Je vais me percer à vos yeux ..
(Il tiic son épre.) ■AOttsiRB, Corrélant.
Ai i ctc7. , ai i étez ; hélas !
Que dirait la foula idolâtre?
Que deviendrait Totrc théAtre ?..
Il mourrait de votre trépas!
•airt-pmar, remettant s on épée dans le fourreau.
Cette idée arrête mon bras...
El pour mon directeur, je ne me tuerai pas. .
(s Ivre transport.)
Ah ! croyez A mon ardeur,
K ma constante llammc;
Daignez faite ici mon bonheur,
En acceptant mon cœur.
MAlISLAIRt.
Non, je ne puis croire encor A votre vive llanmic ;
Je crains, hélas ! votre transport ;
Plaignez, plaignez mon sort.
SAIDT-PHAR.
Oui, je vous aime, et pour l'éternité ..
MADELAINE
L'éternité!., c'est bien long... prenez garde. •AIHT-PBAR.
Quoi ! vous doutez de ma fidélité?
Ali! ce doute me poignarde!
MSDEf.AIBB.
J'ai peur de ces beaux sermens-là :
On en fait tant h l'Opéra !
ENSEMBLE