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Le potager canadien [microforme]

J’intitule ce modeste ouvrage “LE POTAGER CANADIEN, ” mais c’est plutôt un abrégé de la culture potagère adaptée au climat de notre Province et aux exigences actuelles de l'enseignement dans nos Institutions agricoles et mos jardins scolaires, Ce travail n’a ni l'étendue, ni la forme, ni le cachet parti. culier des ouvrages similaires des Provancher, des Laroque, des Santerre ; C’est, en somme, la simple ré daction de notes basées sur l'expérience et accumulées dans mes carnets pendant quinze années d’enseignement et de pratique à d’Institut Agricole d’Oka, ou, si l’on veut, la mise à la portée de tous, l'application des principes exposés par les auteurs que je viens de citer et auxquels on doit se référer, de préférence aux auteurs français, d’ailleurs très recommandables, mais dont les théories, étant donné notre condition climatérique, ne sont pas toujours applicables dans notre Province, |

Je n’avais ni da prétention ni le loisir de donner à ces notes le caractère littéraire et scientifique qui pouvait en recommander la publication ; mais les pressantes . instances du Département de l’Agricuiture, de nos agronomes, de personnages qui s'intéressent à la culture potagère ont triomphé de mes hésitations, et j'offre aux étudiants et aux amis de l’Horticulture mon humble travail.

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Dans la première partie de l'ouvrage, je garde à mes notes leur forme didactique, traitant les divers points par questions et réponses, visant, avant tout, à être clair, exact et précis. Cette méthode peut paraître un peu prhwitive ; mais, aujourd'hui encore, nous la voyonr udoptée par de graves professeurs, Sur chaque question, je mets ainsi le lecteur immédiatement au fait, supprimant tout ce qui est inutile ou d'importance tout-à-fati secondaire ; le texte est plus frappant et se grave mieux dans la mémoire.

Dans la seconde partie, où il s’agit de cultures particulières, j’omets, pour éviter des répétitions oiseuses, les questions qui, dans thaque cas, se résument aux suivantes : l’espèce de terre, l’année d’assolement, les engrais et les soins de culture. J’élimine également toute nomenclature de variétés que l’on trouve dans certains auteurs, nomenclature qui me paraît illusoire, chaque année apportant, nominalement du moins, des variétés nouvelles. Pratiquement, il vaut mieux se référer aux catalogues annuels des marchands grainetiers qui nous tiennent au courant des variétés les mieux réussies. Je ne fais, non plus, aucun emploi des expressions trop scientifiques qui font le désespoir des élèves. Lorsqu'il s’agit, comme dans le chapitre VIllème, des insectes et des maladies, je désigne les uns et des autres sous les noms qu'ils portent dans le langage ordinaire.

J'ai voulu être concis, et je ne traite jamais deux fois la même question. Les principes généraux et les pratiques communes à toutes les cultures sont contenus dans la première partie et ne sont pas répétés dans la seconde, qui ne traite que des soins sréciaux

à chaque plante. 11 importe donc de bien connaître la première pour appliquer utilement le seconde,

Ainsi limité, ce travail n'aurait d'autre effet que celui d’inapirer à Ja jeunesse de nos écoles, à laquelle il est surtout destiné, le goût et l’amour de cette branche de l’agriculture si intéressante et si utile qui est ia cultive potagère, je me croirais déjà largement récompensé de ma peine.

F. M. ATHANASE, ptre, O. C.

La Trappe, ler avril 1915.

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