VALÉRIANE D'ALGER
Corne d'abondance.
Fedia Cornucopi^ Gœrln.
Fam. des Valérianées.
Plante annuelle. Tige de 0"',40, rameuse, glabre; feuilles sessiles, ovales-oblongues, presque entières,
Fig. 82. — Valériane d'Alger.
épaisses, d'un vert luisanl; fleurs fasciculées, roses, d'un très bel effet. Graine vésiculeuse, obtongue, divisée d'un côté par une dépression longitudinale, convexe de Fautre, jaunâtre : sa durée germinative est de quatre ans.
La Valériane d'Alger n'est autre chose qu'une grosse Mâche, dont la culture ne diffère pas de celle des Mâches ordinaires. Comme celles-ci, elle se ressème d'ellemême et n'exige pas plus de peine qu'elle ne vaut. On comprend que notre appréciation ne s'applique pas à ses fleurs.
La Valériane d'Alger^est une de ces salades neutres
dont on pourrait dire qu'elles n'ont ni vice, ni vertu. EUe^ valent ce que vaut l'assaisonnement.
VALÉRIANE A 0!vOS?ES TIGES Centranthus macrosiphon Boiss.
Fam. des Valérianées.
Espagne. Plante annuelle, entièrement glabre. Tige épaisse, tistuleuse, ramifiée, de 0",25 à 0™,30 de hauteur. Feuilles ovales, épaisses, d'un vert luisant: les inTérieures brièvement pétiolées, entières ou dentées, obtuses ; les supérieures sessiles, proFondémeut incisées. Fleurs petites, mais très nombreuses, en corymbe. Corolle à tube grêle, trois fois plus long que l'ovaire, qui, lui, est trois fois plus long que l'éperon de la corolle.
Dans leur livre. Les Fleurs de pleine terre, MM. Vilmorin-Andrieux et C*® enseignent le mode de culture applicable à la Valériane à grosses tiges, considérée comme plante ornemeulale. Nous renvoyons le lecteur à cet ouvrage.
La plante a été recommandée comme une succédanée des Mâches. Elle peut, en effet, les remplacer, mais elle leur est, à notre avis, très inférieure. La dégustation à laquelle nous nous sommes livrés ne lui a pas élé favorable.
Telle n'est pas Topinion de M. Charton, qui^^dans la