‹ Le potager d'un curieuxChapitre 14 sur 111 · AMARANTE DB PALMER OU QUÉLITB · texte numérisé non relu

AMARANTE DB PALMER OU QUÉLITB

endroits de ces plateaux désignés sous le nom de Lagunas, dépressions où, pendant plusieurs jours, les eaux pluviales restent accumulées. Les grandes plaines du penchant Pacifique sont encore plus propices ; les terres y étant fortement imprégnées de nitrates, le Quélite y atteint sa taille maximum, c'est-à-dire deux mètres.

Le Quélite est employé en Basse* Californie comme fourrage, et les Californiens le consomment à Tétat jeune, comme salade et comme Épinard. M. Diguet dit que c'est un légume excellent, qu'il préfère à TÉpinard.

Comme fourrage, le Quélite peut être consommé par le bétail, soit à l'état frais, soit & l'état sec. Frais Jl doit être employé aussitôt coupé, car, pendant la période de fanaison, il subit une sorte de fermentation qui le rend toxique. Comme rendement à l'hectare, le Quélite donnerait, en foin sec, un poids supérieur à trois tonnes. Une seule plante exige, pour son développement normal, une surface de terrain de 200 à 250 centimètres carrés.

Les plantes que nous avons obtenues en 1895 étaient en très petit nombre et se sont mal développées. Xous avons pu cependant faire une récolte de graines qui nous a permis de faire un nouvel ensemencement en 1896. Cette fois, les plantes ont poussé vigoureusement et ont atteint plus de 1 mètre de hauteur. Les feuilles, préparées comme l'Épinard, ne nous ont pas paru avoir de supériorité marquée sur celles des autres Amarantes.

Notre provision de graines nous permettra aisément de faire une culture un peu plus étendue, en vue de vérifier les assertions de M. Diguet, qui pense que le Quélite pourrait rendre des services comme plante

fourragère, en raison de son rendement considérable. Il y aurait peut-être des essais à tenter en Algérie. Nous avons, à cet effet, envoyé des graines à M. le D-^Trabut, botaniste du gouvernement, à Alger.

En somme, les Amarantes potagères sont en usage parmi de nombreuses populations ; c'est à ce titre qu'elles figurent ici. Nous n*en recommandons pas la culture.

ANGODRIE DES ANTILLES

Concombre des Antilles. — Concombre marron. — C. à épines. C. sauvage. — C. épineux d'Amérique.

CucuMis Anguria L.

Fam. des Cucnrbitacées.

Plante annuelle. Tiges rampantes, anguleuses, bispides, longues de 2 mètres à S'^fSO. Feuilles pétiolées, palmées, profondément sinuées et rudes au toucher. Fleurs jaunes, axillaires, petites comme celles de la Bryone. Aux fleurs femelles succèdent des fruits ovoïdes, d'un vert blanchâtre, hérissés partout de petites pointes spînuliformes. Pédoncule très long.

Le petit volume du fruit et les épines molles dont il est hérissé lui donnent l'apparence d'un Marron d'Inde^

Ce Concombre figure depuis longtemps dans les catalogues sous le nom de Concombre Arada, qui ne lui appartient pas. Le Concombre Arada, décrit par Descourtilz, tire son nom d'une conformation particulière qui le fait ressembler, en un certain point, aux femmes

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