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AN60UR1E DES, ANTILLES

de la tribu des nègres Aradas. Nous n'avons pas jusqu'ici réussi à nous le procurer. C'est le Cucumis compressus de Linné.

Le Concombre Angourie croit partout naturellement aux Antilles, principalement dans les savanes sèches et près des rivières dont les bords offrent une riche végétation. On le rencontre dans la Nouvelle-Grenade, au Brésil, près de Bahia, dans toute l'Amérique du Sud,

Fig. 4. — Angourie des Antilles [Cucumis Anguria).

principalement dans sa partie orientale, où il est fréquemment cultivé dans les potagers.

La culture de TAngourie ne présente aucune difficulté. Cinq mois s'écoulent entre la date du semis et oelle de la récolte. On sème sous châssis, en mars ; on met le plant en pot en avril ; on le met en place, sous cloche, du 15 au 25 mai ; on récolte à partir du 10 août. La fructification est d'une abondance extraordinaire ; on peut compter sur une centaine de fruits par pied; mais, si les plantes reçoivent la pluie pendant plusieurs jours, la récolte est entièrement détruite. Cependant, il est impossible de les cultiver sous verre, elles. emplissent promptement le coffre, y étouffent et ne peuvent plus

rien produire. L'Angourie n'exige pas de couche neuve ou vieille ; il suffit de la planter en poquets espacés de 2 mètres, garnis d'un peu de fumier consommé. Bien qu'elle ne supporte pas la pluie, elle doit êlre libéralement arrosée. Les fruits se formant loin du pied ne sont pas atteints par l'eau. On a soin de la verser au centre d'un petit bassin pratiqué autour de la plante. On ne retire pas les cloches, qu'on élève sur trois crémaillères.

Le 10 août 1876, nous avons présenté à la Société nationale d'Horticulture de France, des Angouries admirablement bien venues, semées le 16 mars et chargées d'une multitude de fruits à point pour la récolte. Sous le climat de Paris, c'est une plante d'amateur que nous avons pris grand plaisir à cultiver. Dans le Midi, sa culture serait certainement rémunératrice, comme on pourra en juger par ses usages.

Les fruits de l'Angourie se mangent en salade. A la Basse-Terre (Guadeloupe), nos soldats de l'infanterie de marine les recueillent dans leurs promenades autour de la ville et les ajoutent à leur ordinaire. On prépare <le diverses manières ce joli petit Concombre, en sauce, en calalou, en conserves au vinaigre, notamment dans celles qui portent, aux colonies, le nom A'Acharls.

Selon Descourlilz {Flore des Antilles)^ pour le préparer, on le coupe parle milieu et on enlève les graines qu'il contient en nombre infini, puis on le fait cuire seul, ou avec du jambon, ou des crabes, ou des Tomates, ou bien encore avec de la morue. Pour le confire au vinaigre, il faut le dépouiller de ses graiues et ajouter des tiges, des pampres et des fruits verts de Piment.

Le D' Sagot, dans le Bidletm de la Société nationale d'Acclimatation^ 2* série, volume VI, 1872, page 550, nous dit que le jeune fruit cuit du Cucumis Anguria est

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tendre el 1res agréable. La plante, dans un bon terrain, fruclifie beaucoup. C'est \ePepinhodo mato des colonies portugaises.

M. Naudin, dans les Annales des sciences 7iatur elles ^ a publié sur le C. Anguria une note inslruclive et intéressante à laquelle nous renvoyons le lecteur. Selon lui, la plante est bien d'origine américaine, ce dont il avait douté d*abord. Elle est considérée comme potagère et cultivée comme telle dans une grande partie de l'Amérique. 11 semble que, sous ce rapport, on en ail tiré quelque parti en Italie, dans le siècle dernier, comme nous rapprennent Gilii et Xuares, dans un opuscule aujourd'hui fort rare {Osservalione fitoloyicey etc.), qui fait partie de la bibliothèque de M. Delessert et de celle de Flnstitut.

Nous avons expérimenté TAngourie comme légume cuit. Cueillis à demi-grosseur, ses fruits ont été pelés, cuits entiers et accommodés comme les Haricots flageolets frais. C'est un plat agréable, qui plaira au plus grand nombre, mais non à tout le monde.

Nous avons conservé dans du vinaigre, préparé avec (leurs de Sureau, Piment, Estragon, Oignons Catawissa, etc., des fruits de notre petit Concombre, sans leur enlever leurs graines. Nous considérons cette précaution comme inutile. Cette conserve est bonne et jolie. On devra cueillir les fruits avant leur entier développement; leur peau durcit assez vite.

Pour conclure, nous recommandons vivement la culture de TAngourie aux amateurs de la région de Paris el aux horticulteurs ou maraîchers du Midi. La vente de ses fruits nous semble assurée.

ANTS-WOETEL

Annesorhiza MONTANA Eckl. cl Zeyh.

et A. MACROCARPA Eckl. el Zeyh.

Fam. des Ombellifères,

Sous le nom ÔLÂiiys-Worlel^ M. le D^ Mac Owan, botaniste du gouvernement àCape-lown (Cap de Bonne- Espérance), nous a adressé, en mai 1895, les graines de deux espèces à' Annesorhiza^ plantes de la famille des Ombellifèreis, qui croissent à Tétat sauvage sur les montagnes du Cap, et qui sont mangées par les buërs et les indigènes.

La partie comestible est la racine. « On croirait, nous disait M. Mac Owan, voir des Panais larges comme un doigt : leur saveur est telle qu'on pourrait supposer qu'elles ont été cuites avec de TAnis. »

Les graines qui nous ont été si obligeamment envoyées par notre aimable correspondant ont très bien germé : elles appartenaient à deux espèces : Annesorhiza montana Eckl. et Zeyh., à feuilles plates, bi-tri-pinualiséquées; A. wîocroca/T^a Eckl. et Zeyh., à feuilles très découpées.

Les plantes obtenues ont été mises en plein air, en sol bien ameubli, et nous avons recouvert les plantations de coffres vitrés pour les abriter du froid pendant l'hiver.

A l'heure actuelle, les deux espèces continuent à végéter ; elles fleurissent et même nous ont donné quelques graines. Les feuilles ont une forte odeur d'Anis. Mallieureusement, la racine n'a, jusqu'à ce jour, pris qu'un développement insuffisant pour qu'il ait été possible de l'utiHser.

API08 TDBÉBEDSE Glycine Apios L. ; Apioi tuberosa Hœnch.

Fam. des Légumineuses.

Plante vivace, herbacée, glabre; liges de 2 mètres, grimpantes, naîssaht d*une racine tubéreuse. Feuilles imparipennées ; en août-septembre, fleurs pourpre foncé, panachées de rose-chair, odorantes, en grappes axillaires.

Vers 1845, le monde agricole fut en proie à une véritable panique. La Pomme de terre était atteinte d'une maladie qui pouvait faire redouter sa disparition complète. On se demandait comment on pourrait se passer de la précieuse Solanée, comment on pourrait la remplacer. Des populations entières, sinon en France, du moins en divers pays, étaient menacées des horreurs de la famine. La terreur était grande, grande aussi était l'ardeur avec laquelle on expérimentait la culture des plantes proposées comme succédanées du tubercule malade.

La Pomme de terre n'a pas disparu, la maladie non plus ; mais elle ne fait éprouver au cultivateur que des pertes accidentelles. Nous pouvons donc, sans trop de tristesse, constater que les efforts méritoires qui ont été faits pour remplacer la Pomme de terre ont été absolument vains.

L'Arracacia ne peut pas être cultivé en France. La Picotianene produit rien ;r011uco, pas davantage ; enfin, TApios, dont nous nous occupons en ce moment, est à peine comestible et son rendement est à peu près nuL Nous aimerions à la passer sous silence, mais son nom

a fait quelque bruit pendanl les années qui onl suivi rinvasioD de la terrible maladie el nous lui devons au moins une mention.

Sous ce litre : Culture de fApios luberosa comparée à celle de la Pomme de terre ^ G. Moretti, professeur h l'Université de Pavie, a publié une noie étendue que les curieux pourront lire dans la Revue Horticole^ 4' série, volume 1, 1852, page84. Nous en donnons ici un résumé aussi succinct que possible :

« Jacques Cornut, médecin parisien, fit connaître, le premier, VApios tuberosa^ en 1635. La plante était originaire du Canada; elle se répondit promptement dans tous les jurdins botaniques de l'Europe et se naturalisa en Italie, en Autriche el en Bohême.

<i M. Payen communiqua, dans les Comptes rendus de V Académie des sciences, février 1849, page 194, l'analyse chimique des tubercules de VApios :

Matières azotées 4,50

Substance grasse 0,80

Fécule amylacée, dextrine, matière sucrée

analogue, acide pectique, pectine, etc. 33,55

Cellulose, compris l'épidermc 1,30

Matières minérales 2,25

Eau 57,60

« A la même époque, M. A. Richard communiqua à rinslital de France une note sur les qualités alimentaires de TApios et proposa même une méthode de culture que le professeur, dont nous résumons la note, considère comme impraticable.

« Dans les premiers jours de mars 1848, MM. Barbieri et Moretti avaient planté 2 kilogrammes de tuber-

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cules d*Apios; ils récoltèrent 3 kilogrammes le 8 novembre suivant.

« Un second essai, fait en plantant 1 kilogramme de tubercules, donna 1^185. Une culture comparative d'Apios et de Pomme de terre démontra que celle-ci fournissait six fois autant de substance nutritive que celle-là.

a Une notice de Méral sur plusieurs tubercules proposés pour remplacer la Pomme de terre [Revue hortirole^ vol. IV, p. 13-14) présente des conclusions absolument défavorables à TApios. »

Le Bon jardinier dit que, lorsqu'on mange une certaine quantité de ces tubercules, ils laissent sur le palais et Tarrière-bouche une sorte de happement singulier et désagréable, qui est dû à la présence d'un suc laiteux très analogue au caoutchouc.

On peut cultiver TApios par curiosité. Il produit chaque année des jets souterrains qui se renflent de dislance en distance et présentent un chapelet de tubérosités d'un aspect fort original. C'est d'ailleurs une plante grimpante ornementale propre h couvrir les treillages et les tonnelles.

APONOGÉTON A DEDX ÉPIS Apoxogeton distachycm Tulmj.

Fam. des Naîadacees.

Belle plante aquatique, nageante, vivace, originaire du Cap de Bonne-Espérance.

Souche formée de tubercules ovoïdes, agglomérés, brunâtres.

Feuilles glabres, à pétiole d'autant plus long que l'eau dans laquelle la plante croit est plus profonde ; à limbe elliptique lancéolé, d'un vert gai.

Pédoncule plus ou moins long, renflé à son extrémité.

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Fig. 5. — Aponogéton à deux épis {Aponogeion disiachyum Thunb).

portant deux épis opposés de fleurs blanches exhalant une odeur des plus suaves.

Fleurs dépourvues de calice et de corolle, formées de bractées ovales, entières, distiques, faisant corps avec Taxe, accrescentes, à l'aisselle de chacune desquelles sont disposées une vingtaine d'élamines et 5 ou 6 pistils.

Fruit en forme de Poire, uniloculaire, contenant de i h 3 graines. « Cette curieuse plante aquatique pourrail être naturalisée dans nos fossés, nos marais et nos

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lacs (Australie), en considération de ses tubercules comestibles. La partie de la plaute qui porte les fleurs odorantes fournit un Epinard. » (xMueller, Seiect extratropical plants.)

VAponogeton dutachyum est naturalisé dans THérault et dans le Finistère, et pourrait Têtredans presque toute la France. Protégé par 1 ou 2 mètres d'eau, il ne

Fig. 6. — Hhizome d'Aponogélon à deux épis.

souffre pas du froid et fleurit même en plein hiver dans les départements que nous venons de nommer.

Il y a longtemps déjà, Deliie, directeur du Jardin des plantes de Montpellier, Ty a introduit ; mais, malgré son mérite, et si Ton excepte les jardins d'amaleurs, il ne s'est pas répandu dans la région et est resté conflné dans le Lez, qui est le principal cours d'eau des environs. Il y vit depuis plus de cinquante ans et le regretté M. Planchon l'y a recueilli en 1844, pour en faire l'objet de son premier travail botanique (1).

Dans le Lez, on trouve très rarement VAponogeton en

(i) Annales des sciences naturelles, III« série, t. I, p. 109 et suin

aval de sa localité primitive ; il fructifie pourtant, mais ses graines, si elles ne sont pas entraînées jusqu'à la mer, tombent et germent sur place.

« La plante est depuis longtemps naturalisée aux environs de Brest. Elle y était, il y a trente ans, beaucoup plus commune qu'aujourd'hui. Elles*élait tellement multipliée dans certains ruisseaux qu'elle empêchait l'eau de couler, ce qui Ta fait détruire dans plusieurs endroits, et notamment dans le ruisseau de Kérolau, doù elle a complètement disparu. C'était une des curiosités brestoises ; elle commençait à fleurir vers Noël et continuait jusqu'en juillet.

« On a dit, mais nous le répétons sous toutes réserves, que YAponogeton distachywn a été rapporté du Cap, vers 1840, par le contre-amiral des Uotours, propriétaire du ruisseau de Kérolan ; mais ou prétend aussi qu'il serait venu de Toulon au Jardin botanique de Brest, vers 1857, apporté par des ouvriers qui l'auraient mis dans le ruisseau de Kérolan. »

M. Blanchard, chef du Jardin botanique de 1 hôpital maritime de Brest, auquel nous devons les renseignements qui précèdent, dit encore, dans la lettre qu'il nous a écrite au sujet de YAponogeton : « Dans tous les cas, le ruisseau de Kérolan est le premier endroit où il se soit acclimaté. De là, il fut porté dans une mare de la Maison-Blanche, où il est très abondant et d'où sortent les tubercules que je vous adresse. Il fut aussi porté à Poulaz-Ferenten, où il est aussi assez commun ; ces trois localités sont dans la commune de Lambézellec ; je n'en connais pas d'autre pour le moment.

« Un de mes ouvriers l'avait planté dans la rivière de Gouesnon, près d'un moulin ; il a dû être extirpé, car j'ai passé plusieurs fois dans cette localité et n'en ai remarqué aucune trace.

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« Je n'ai pas mangé de ses tubercules et ne connais personne à qui la fantaisie soit venue d'en manger ; je Tai vu dans quelques prairies humides aux environs du ruisseau de Kérolan, et je crois que les bestiaux ne louchent pas à ses feuilles ; mais je n'en suis pas sûr.

« Je dois vous dire aussi qu'il ne vient pas partout, car j'en ai planté dans d'aulres ruisseaux que ceux que je vous cite et n'en ai jamais remarqué un seul pied ; au Jardin y il vient même difficilement dans nos bassins. Ce n'est pas le froid qui le gêne, c'est l'eau qui probablement ne lui convient pas.

« Un de mes Bretons a fait la remarque qu'il empêchait les autres plantes aquatiques de pousser dans son voisinage ; ainsi, les Potamogeton^ les Callitriche, les Renoncules aquatiques seraient généralement étouffées par sa présence ; mais je ne vous certifierais pas le fait, car je ne Tai jamais remarqué. Dans tous les cas, c'est une belle plante dans les pays où elle peut vivre en plein air, car elle fleurit presque toute Tannée, et c'est surtout l'hiver qu'elle a du mérite parce qu'elle fleurit abondamment et répand une odeur délicieuse dans les endroits où elle est cultivée. »

Désirant expérimenter diverses plantes aquatiques comestibles, nous avons fait creuser un trou que l'eau a rempli et qui est assez grand pour contenir celles qui acceptent notre climat. VAponogeton y fleurit d'avril à juillet avec une abondance extraordinaire et embaume l'air autour de lui. Nous sommes convaincus que, si nous n'y mettons pas ordre, il envahira tout l'espace dont nous disposons et ne permettra de vivre à aucune autre plante. Comment n'esl-il pas encore introduit dans tous les lacs, étangs ou bassins assez profonds pour que la gelée ne l'atteigne pas, dans tous les ruisseaux dont le courant n'est pas trop rapide ? C'est ce qui ne

peut s'expliquer que par la roulide et parla négligence des propriétaires.

Nous ne proposons pas de préparer ses tiges fleuries comme des Épinards, quoique, au dire du baron F. von Mueller, cela se puisse faire ; nous ne croyons même pas que ses rhizomes puissent figurer sur nos labiés. Leur substance, blanche et fine, est trop compacte et la déglutition en est difficile; ils empruntent, d'ailleurs, au fond dans lequel ils se développent une saveur vaseuse désagréable. Ils doivent cependant être considérés comme comestibles et pourraient sans doute être utilisés dans les fabriques de fécule, comme le sont, en Chine, les racines de Nelumbium et de Sagittaria. En tous cas, nous recommandons la plante pour la beauté, Tabondance, la durée et le parfum de ses fleurs.

M. Carrière a proposé, dans X^Revue horticole, 1876, page 330, de cultiver terrestrement, en pots et en serre, pendant l'hiver, cette plante, qui, par l'abondance et le parfum de ses fleurs, serait d'un grand mérite, surtout pour le commerce des bouquets. M. Carrière a obtenu d'excellents résultats. Nous ne pensons pas que l'exemple ait été suivi.

Le rédacteur en chef A^Xdi Revue horticole dit encore: « Une autre qualité réside dans les tubercules de VAponegeton^ qui contiennent en très grande quantité une fécule d'une éclatante blancheur qui les rend alimentaires et fait que, cuits et coupés en morceaux et réduits en pâte, les volailles et même les porcs en sont très friands. »

Quel que soit le mérite de YAponogeton distachyum, il est désirable que la culture de plusieurs espèces appartenant au même genre soit expérimentée ; mais nous manquons de renseignements sur ces espèces ; nous en parlerons donc très brièvement ; nous nous bornerons

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même, pour quelque-uns, à donner leurs noms et leur patrie :

Aponogeton monostachyum L. f. (Roxb. Flor. ind,^ Yol. II, p. 210), Iode. Nama est le nom de la plante et se racine se nomme Nama dumpa. Elle croit naturelle* ment dans les eaux douces, stagoantes et peu profondes : se montre et fleurit pendant la saison des pluies.

Les natifs sont passionnés pour ses racines, qui sont presque aussi bonnes que les Pommes de terre.

A. echinatum (Roxb., loc. cit.^ p. 210).

Trouvé, avec la précédente espèce, dans les eaux douces, peu profondes.

A. undulatum (Roxb., loc. cit. y p. 211).

Originaire du Bengale ; à racines tubéreuses et comestibles.

A. mia'ophyllum (Roxb., loc. cit.^ p. 211).

Racines tubéreuses et comestibles.

A. crispum Thunb. (Mueller, Select extratropical plants y p. 30).

De rinde et de la Nouvelle-Galles du Sud. Les racines de cette plante aquatique sont amylacées et d'un excellent goût.

A. angustifoUiim Ait., Cap de Bonne-Espérance.

A. crinifoliiim Lehm., Cap de Bonne-Espérance.

A. desertorum Zeyh., Cap de Bonne-Espérance.

A. junceum Lehm., Cap de Boune-Espérance.

A. zosterœfolium Schrard, Cap de Bonne-Espérance.

Une plante voisine des Aponogeton^ TOuviràndra fe- NESTRALis Poirot, qui croit dans les ruisseaux des montagnes, à Madagascar, produit aussi des tubercules comestibles. Le R. P. Camboué nous en a fait un envoi sous le nom de Oyiranrfrana(Oyî/, tubercule, jRa;îrfra/ia, rameau, branche, tresse en forme de corde). La culture de VOiivirandruy même en serre chaude, est très difficile. Cette

plante a des feuilles exirêmemeot curieuses, feneslrées; les intervalles des nervures n'étant pas remplis par du parenchyme, elles ressemblent à de la dentelle.

De Flacourt, dans son Histoire de la grande isle de Madagascar^ dit : Ouvirandre, petites racines grosses comme le poulce, très bonnes à manger. Se trouvent dans les étangs.

ARACHIDE Pistache de lerre.

Arachis hypog^a L. ; Trew., Plant, rar., tab. 3, fig. 3; Rumph., Amb., 5, tab. 156; Turpin, Dict. des se. nat.^ 254, 256.

Fam. des Légumineuses.

Plante annuelle à racines fibreuses, donnant ordinairement plusieurs tiges hérissées de poils mous; Teuilles alternes, pétiolées, à deux pairos de folioles obovales, entières , obtuses ; stipules adnées au pétiole ; fleurs petites, jaunes, axillaires, sessiles, ordinairement géminées. Après la fécondation, le jeune fruit se recourbe vers la terre, où il s'enfonce pour accomplir sa maturité. Ce fruit est une gousse oblongue, cylindrique, étranglée, contenant 2-4 graines, sillonnée en tous sens de veines disposées en réseau.

On dit la plante originaire de TAmérique équatoriale; on la cultive généralement dans Tlnde, au Sénégal et dans le midi des États-Unis, et dans certaines parties de l'Amérique du sud. Les plus grands pays de pro-

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