‹ Le potager d'un curieuxChapitre 46 sur 111 · II. — Llgname aux Indes Orientales · texte numérisé non relu

II. — Llgname aux Indes Orientales

DiOSCOREA GLOBOSA Roxb.

Beng. Choopuree aloo.

« 1. Tubercules arrondis, blancs. Je n'ai trouvé cette espèce qu'à Télat cultivé. Elle tient la première place parmi les racines tubéreuses dont se nourrissent les Hindous de ces contrées, et est aussi celle que les Européens estiment le plus. »

(1) W. Roxbargh, Flora indica, vol. Uf, p. 797 à 808. Extraits.

D. ALATA Willd., IV, 792.

Beng. Kam-aloo.

« 2. Cette espèce est cultivée dans ]es différeotes parties de Tlnde. Sur la côle de Coromandel, elle est, je crois, la seule qui soit cultivée comme aliment.

« Au Bengale, elle occupe seulement le second rang, le D. globosa étant plus estimé. Elle n'en est pas moins très cultivée. Elle fleurit à la fin des pluies. »

D. RDBELLA Roxb.

Beng. Guranya-aloo,

« 3. Je n'ai rencontré celle espèce qu*à l'état cultivé. Les Hindous la placent immédialement après le D. purpurea; par conséquent, elle ne tient parmi les Dioscorea que la quatrième place dans leur estime. Elle esl 1res cultivée près de Calcutta.

« Tubercules oblongs, à peau rouge. »

D. PURPUREA Roxb.

Beng. Lal-^uranya-aloo.

<r 4. Tubercule oblong, coloré dans toutes ses parties en pourpre plus ou moins foncé, mais toujours teint profondément, et les fermiers et les cultivateurs de celte espèce disent que cette couleur est permanente.

« Je n'ai rencontré leD. ;9wr/?wr^a qu'à l'état cultivé,

et je ne sais pis où il existe à Tétat sauvage. Sa racine est estimée égale à celle du D. alala^ et, par couséqueul, occupe le troisième rang parmi les aloos. Cette espèce est très cultivée. »

D. ATROPURPUREA Roxb.

« 5. Tubercules subarrondis, de couleur pourpre dans toutes leurs parties.

« Cette espèce est celle qui est l'objet d'une culture si étendue à iMalacca, Pegu et dans les îles orientales. Ses tubercules sont très gros, de forme irrégulière, lisses, presque ronds et poussant si près de la surface du sol que, dans les temps secs, ils se laissent voir à travers les fissures qu'ils produisent en soulevant la terre. Ce fait et la couleur très foncée des tiges font reconnaître aisément l'espèce. i>

D. ACULEATA Roxb.

u 6. Originaire du Bengale. Ses racines sont ovales, pèsent généralement 2 livres ou plus, sont d'une blancheur agréable, et, pendant la saison l'roide, s'arrachent dans les bois, car la plante n'est pas cultivée, et sont portées au marché de Calcutta, où elles sont connues des indigènes sous le nom de mou-aloo. Extérieurement, cette Iguame ressemble beaucoup à l'espèce que nous avons nommée Z>. fascicniataj Saosni-aloo des Hindous. >

D. PASCICULATA Roxb.

Beng. Soosni-^loo « 7. Cette espèce est cultivée sur une très grande

échelle dans le voisinage de Calcutta, Don seulement comme aliment, mais aussi pour extraire Tamidon de ses racines.

« Ces racines consistent en tubercules nombreux, du volume et delà forme d'un œuf de jeune poule, liés par de grêles filaments à la base des liges...

« La culture et Tusage des racines des différentes espèces mentionnées ci-dessus ou ci-après sont trop connus pour exiger que je m'étende ici sur ce sujet. Mon but est de dissiper l'obscurité dont les plantes utiles de ce genre ont été enveloppées jusqu'ici, non seulement en vue de satisfaire les botanistes, mais en vue d'indiquer à ceux qui ne sont pas bolanisles les signes auxquels ils peuvent distinguer les espèces; et les plus sûrs se trouvent g^'^néralement dans la forme et dans la couleur de la racine. Ces caractères sont permanents et guident le cultivateur hindou; mais je crains d'être blâmé par les botanistes pour m'être écarté de la règle de Linné, qui défend de se lier à la couleur. En ce cas, ils devront considérer les D. globosa, rubella et purpurea comme des variétés d'une même espèce, ce à quoi je consens volontiers, s'ils trouvent que ce soit une méthode meilleure que celle que j'ai suivie. :»

D. PULCHELLA Roxb.

« 8. Originaire de Chittagong. Tubercules presque ronds, assez pelits. Si exactement semblable au D. empâta qui va suivre, qu'on ne peut l'en distinguer que par sa peau, parfaitement douce et lisse, et ses tiges cylindriques, qui ne présentent pas la moindre apparence (!o côtes.

« Il fleurit, à la fin de la saison des pluies, dans le Jardin botanique. »

D. GRISPATA Roxb.

« 9. Grande et élégante espèce, originaire de Tintérieur du Bengale el iniroduile parle D*" Carey, en 1798 , dans le Jardin botanique, où elle fleurit pendant la saison des pluies.

« Racines tubéreuses, à peu près rondes et petites relativement aux grandes dimensions de la plante, avec des fils nombreux, rameux, ténus, sortant de toutes les parties du tubercule... Comme les Pommes de terre, les vieilles racines périssent lorsque les nouvelles sont formées... Bulbilles axillaires, à la fois nombreuses et grosses, pouvant servir à la reproduction. >

D. ANGuiNA Roxb.

Beng. Kookoor^aloo.

« 10. Tubercules cylindriques. J'ai trouvé celte espèce à Féiat sauvage dans les bois voisins de Calcutta. Llle fleurit à la fin des pluies.

c Sa racine n*est pas très estimée, quoique les pauvres gens la mangent lorsqu'ils sont pressés parla faim. »

D. NUMMULARIA Willd. IV, 792.

Hind. et Beng. Shora-aloo

«11. J'ai pris d'abord cette espèce pour le D. opposîtifolia; mais en trouvant quelques vieilles plantes ligneuses et armées de nombreuses et foiies épines, j'ai acquis la conviction qu elles appartenaient à une espèce

très différente. Elle est originaire des bois voisins de CalcuUa. Elle fleurit à la fin des pluies. € Sa racine paraît être impropre à Talimentation. »

D. GLABRA Roxb.

« 12. Tubercules pelils, subfusi formes. Originaire de Silhet. >

D. HETEROPHYLLA Roxb.

« 13. Originaire de Pulo-Pinang et des Moluques. »

D. opposiTiFOUA Willd., IV, 797.

Teling. Ava-tenga-tiga,

« 14. Spontanée dans les terrains secs, parmi les buissons, sur la côte de Coromandel. Fleurit pendant la saison des pluies.

« Les indigènes mangent ses racines. »

D. TOMENTOSA Koen, mss.

« 15. Racine tubéreuse, de la forme dellgname commune, succulente et exigeant, pour sa préparation^ moins de soin que celle de D. tri/fhf/lla. »

D. DiEMONA Roxb.

« 16. Cette espèce, très distincte, est originaire des forêts de Goruckpore et aussi des Moluques. Des piaules de ces deux origines sont en ce moment sous mes yeux dans le Jardin botanique de Calcutta, où elles prospèrent et fleurissent vers la fin des pluies. Leurs racines sont

horriblement nauséeuses, même après avoir été bouillies. »

D. PENTAPHYLLA Willd., IV, 789.

Beng. Kanta-aloo,

« 17. Je n'ai Irouvé cetle espèce qu'à Tétai sauvage, quoique sa racioe soil grosse , blanche , considérée comme très salubre, d'une saveur agréable el mangée par les indigènes (1). »

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