ANG0UR1E DES ANTILLES
tendre et très agréable. La plante, dans un bon terrain, fructifie beaucoup. C’est le Pepinhodo mato des colonies portugaises.
M. Naudin, dans les Annales des sciences naturelles , a publié sur le 0. Anguria une note instructive et intéressante cà laquelle nous renvoyons le lecteur. Selon lui, la plante est bien d’origine américaine, ce dont il avait douté d’abord. Elle est considérée comme potagère et cultivée comme telle dans une grande partie de l’Amérique. 11 semble que, sous ce rapport, on en ait tiré quelque parti en Italie, dans le siècle dernier, comme nous l’apprennent Gilii et Xuares, dans un opuscule aujourd’hui fort rare ( Osservatione fitologice , etc.), qui lait partie de la bibliothèque de M. Delesserlet de celle de l'Institut.
Nous avons expérimenté l'Angourie comme légume cuit. Cueillis à demi-grosseur, ses fruits ont été pelés, cuits entiers et accommodés comme les Haricots flageolets frais. C’est un plat agréable, qui plaira au plus grand nombre, mais non à tout le monde.
Nous avons conservé dans du vinaigre, préparé avec (leurs de Sureau, Piment, Estragon, Oignons Catawissa, etc., des fruits de notre petit Concombre, sans leur enlever leurs graines. Nous considérons cette précaution comme inutile. Cette conserve est bonne et jolie. On devra cueillir les fruits avant leur entier développement; leur peau durcit assez vite.
Pour conclure, nous recommandons vivement la culture de l’Angourie aux amateurs de la région de Paris et aux horticulteurs ou maraîchers du Midi. La vente de ses fruits nous semble assurée.
ANYS-WORTEL
Annesoruïza montana Eckl. et Zeyh.
et A. macrocarpa Eckl. cl Zcyli.
Fam. des Ombellifères.
Sous le nom d’ A nys- Wortel, M. le l> Mac Owan, Lotanisle du gouvernement àCape-town (Cap de Bonne- Espérance), nous a adressé, en mai 1895, les graines de deux espèces d ' Annesorhiza, plantes de la famille des Ombellifères, qui croissent à l’état sauvage sur les montagnes du Cap, et qui sont mangées par les buërs et les indigènes.
La partie comestible est la racine. « On croirait, nous disait M. Mac Owan, voir des Panais larges comme un doigt : leur saveur est telle qu’on pourrait supposer qu’elles ont été cuiles avec de l’Anis. »
Les graines qui nous ont été si obligeamment envoyées par notre aimable correspondant ont très bien germé : elles appartenaient à deux espèces : Amiesorhiza montana Eckl. et Z e y li . , à feuilles plates, bi-lri-pinnatiséquées ; A. macrocarpa Eckl. et Zeyh., à feuilles très découpées.
Les plantes obtenues ont été mises en plein air, en sol bien ameubli, et nous avons recouvert les plantations de coffres vitrés pour les abriter du froid pendant l’hiver.
A l’heure actuelle, les deux espèces continuent à végéter ; elles fleurissent et même nous ont donné quelques graines. Les feuilles ont une forte odeur d’Anis. Malheureusement, la racine n’a, jusqu’à ce jour, pris qu un développement insuffisant pour qu’il ait été possible de l’utiliser.
AP10S TUBEREUSE