‹ Le potager d'un curieuxChapitre 64 sur 111 · VITALITÉ · texte numérisé non relu

VITALITÉ

« Les racines du Lewisia ont une telle énergie vitale que le spécimen de l’herbier de Lewis, comme Pursh le constate, présentant quelques signes de végétation, fut planté dans un jardin de Philadelphie où il vécut pendant un an; et les spécimens de Douglas, dans les mêmes conditions, végétèrent quelque temps dans le jardin de la Société d’Ilorticullure de Londres (2). »

« En juin 1826, Douglas avait récolté des spécimens en Heur, mais ils étaient tombés du bateau dans l’eau en descendant un rapide; en mars 1827, ceux qui se reprirent à vivre, après avoir été comprimés dans l’herbier, furent plantés comme il a été dit plus haut (3). »

« Nous avons eu des spécimens desséchés, conservés deux ans, ou plus, qui donnaient encore de fraîches récoltes de feuilles.

« Le spécimen sur lequel notre figure a été prise à Kew, récolté dans la Colombie anglaise, pour être conservé dans l’herbier, par M. Ly ail, R. N. de l’expédition de délimitation, avait été plongé dans l’eau bouillante à cause de sa vitalité obstinée, bien connue. Plus d’un an et demi après, cependant, il présentait des signes de vie et produisait ses belles fleurs dans

(1) Nuttall, loc. cit.

(2) Torrey et Gray, toc. cit.

(3) Drummond.

LEWISIA.

toute leur perfection, au mois de mai, dans les Jardins royaux de Kew (1). »

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