SÉANCE DU 24 JUIN
Orne : Dans la Sèvre à Taillebois, 13 juin 18G3, leg. Lebel.
Maine-et-Loire : Saumur, fossés des bords du Thouet, 25 juillet 184G, leg. Cosson.
Cher : Bourges, n° 4 803, Soc. Rochelaise.
11 est probable que cette espèce a dù passer inaperçue en raison de ses ressemblances avec les espèces voisines. Je serais heureux, en attirant sur elle l’attention de mes confrères, si je puis contribuer à faire mieux connaître son mode de dispersion.
11 est donné lecture de la communication ci-dessous :
L'indigénat de la Fève en Algérie;
par M. le D r L. TRABUT.
L origine de la Fève cultivée a beaucoup préoccupé les botanistes modernes qui semblent, aujourdhui, regarder cette Légu-
mineuse comme indigène dans les steppes du Sud de la nier Caspienne.
Les botanistes anciens, notamment Théophraste et Dioscoride,
parlent de la Fève cultivée, mais ne disent rien de son origine. Pline nous fait connaître le rôle de la Fève dans l’antiquité et donne sur son origine des renseignements qui furent regardés, jusqu à ce jour, comme inexacts. Dans le passage qui nous intéresse, Pline confond évidemment trois plantes sous le nom de Fabo, L XVIII, c. 12; il s’exprime ainsi : Nascitur et sua
sponte, plensque in locis, sicnt septentrionalis oceani insulis quas ob id nostri Fabarias appellant.
Les géographes placent les îles Fabariæ au nord du Hanovre; il est bien certain que la Fève ne pouvait croître dans cette région septentrionale indiquée par Pline. Link soupçonne que la plante visée par le naturaliste romain doit être le Pisutn maritimum L. ou Lathyrus maritimus Fries.
Item in Mauntama sylvestris passim, sed prædura et qux
percoqui non possit, nascitur
Ægypto
torum , simile caputpapaveri, colore roseo, radix per quam lauta
incolarum cibis.
La description de la plante d’Égypte ne laisse aucun doute, il s agit du Nelumbium encore nommé Fève d’Égypte.