‹ Le pour et le contre: comédie en un acte, en proseChapitre 8 sur 17 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

LA MAR QU1SE, «enle. Elle dépose son ouvrage et se promène en parlant.

Ceci est de l'effronterie, ou je ne m'y connais pas! J'ai vu ''instant où il allait tenter de me convaincre que je lui devais de la reconnaissance... Il faut que ce soit une tentation bien forte de parler de ce qui nous occupe l'esprit, pour qu'un homme qui va voir sa mcdtresse ne puisse s'empêcher d'en parler & sa femme!... C'est un fort méchant homme, celui-là... vicieux par principe, par raison démonstrative... Ce

iS LE POUR ET LE CONTUE.

qu'il y a d'abominable, c'est qu'assurément il s'en va la conscience plus tranquille après ce demi-aveu et celte sournoise apologie ! Il ne songeait même pas à moi, à mes appréhensions, à ma jalousie, en soutenant sa thèse ridicule; il n'y cherchait qu'une satisfaction pour lui-même et une sorte d'encouragement... (Après un silence.) Cette Créature, avec ses deux grands yeux qui lui mangent tout le visage, est bête comme une tulipe. Allons, je leur souhaite beaucoup de joie.... Cela est simplement méprisable, (eiu se rassied i g«urhe,

en face du public, et croise ses bras.) Il Serait trop plaisant

qu'une honnête femme se mit à pleiu^er à propos du madame de Rioja!.. C'est triste pourtant, bien triste, vrai!... Je donnerais un de mes bras dans ce moment pour avoir un petit enfant, gros comme rien, à embrasser. (Elle s'essaie les yeux. Enire Louison.)

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